Politique économique

Bruno Le Maire : « La France veut promouvoir les PME africaines »

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Mis à jour le 17 mai 2021 à 08h47
Bruno Le Maire, le ministre français de l’Économie et des Finances, dans son bureau, le 23 mars 2021.

Bruno Le Maire, le ministre français de l'Économie et des Finances, dans son bureau, le 23 mars 2021. © Vincent Fournier pour JA.

Sortie de la crise du Covid-19, dette, franc CFA, priorités de l’aide au développement… Dans sa première grande interview à Jeune Afrique, le ministre français de l’Économie évoque les sujets brûlants de l’actualité franco-africaine.

Ministre de l’Économie et des Finances depuis quatre ans, Bruno Le Maire s’était jusqu’ici peu exprimé sur l’Afrique et sur les liens de la France avec le continent. Pourtant, ce grand libéral – et, bon germaniste, plutôt froid – a appliqué avec vigueur les choix du président Macron pour soutenir les économies des pays africains, mises à mal par la pandémie de Covid-19.

Au sein du G7 et du G20, il a plaidé pour que la dette de ces pays soit suspendue à court terme et réduite à moyen terme. Comme cet effort ne suffira pas, il a, avec Emmanuel Macron, persuadé les autres membres du G20 d’autoriser le FMI à créer, dans quelque mois, 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS), dont une bonne part reconstituera les réserves des États africains.

C’est lui, aussi, qui a œuvré au renforcement de l’autonomie du franc CFA et qui se félicite que « tout ce qui apportait de l’indépendance et de la liberté a été mené à bien » et que « tout ce qui assurait la sécurité a été préservé ». Entretien exclusif.

Jeune Afrique : L’Afrique a été moins touchée, sur le plan sanitaire, que les pays industrialisés, mais elle a été très ébranlée sur le plan économique. Comment l’aider à rebondir ?

Bruno Le Maire : Je crois beaucoup dans la vitalité des économies africaines et dans celle de ses entrepreneurs. Comme tous les continents, l’Afrique a été durement touchée. L’impact de cette crise sur les chaînes de valeur, comme le commerce ou le tourisme, a été important.

Mais restons positifs : le FMI estime qu’en 2021 son taux de croissance moyen sera d’environ 3,5%. C’est bon signe.

L’Afrique recevra 34 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux

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