Politique économique

Étienne Fakaba Sissoko : « Le Mali n’a pas de réelle politique économique »

Réservé aux abonnés | | Par - À Bamako
Mis à jour le 29 avril 2021 à 10h50
L’économiste Étienne Fakaba Sissoko, chercheur au Centre de recherche, d’analyses politiques, économiques et sociales (Crapes Mali), à Bamako.

L’économiste Étienne Fakaba Sissoko, chercheur au Centre de recherche, d’analyses politiques, économiques et sociales (Crapes Mali), à Bamako. © Nicolas Réméné pour JA

Une mauvaise gouvernance et une mauvaise hiérarchisation des priorités plombent les résultats du pays, estime le chercheur et ancien conseiller économique de la présidence.

Le Mali a enregistré en 2020 une récession de 2 %, imputée en partie à la crise sécuritaire et aux conséquences de la pandémie de Covid-19 qui ont ébranlé toutes les économies à travers le monde. Mais pour Étienne Fakaba Sissoko, au Mali, la crise économique est surtout inhérente à une crise de gouvernance.

Professeur d’économie à l’université de Bamako, chercheur au Centre de recherche, d’analyses politiques, économiques et sociales (Crapes Mali) et ancien conseiller économique à la présidence, Étienne Fakaba Sissoko estime qu’une gestion plus vertueuse des finances publiques et une révision des priorités permettraient, notamment, de relancer les activités d’une industrie textile moribonde, de récupérer une part des bénéfices de l’exploitation aurifère, jusqu’à présent principalement tournés vers l’extérieur, et de faire revenir les investisseurs étrangers.

Jeune Afrique : Sur quels leviers l’économie malienne peut-elle s’appuyer pour relancer la croissance ?  

Étienne Fakaba Sissoko : Malheureusement, le Mali n’a pas de réelle politique économique, mais une politique budgétaire sur laquelle s’appuient l’ensemble des initiatives économiques et de développement du pays.

En mars, il a adopté une loi de Finances qui met l’accent sur la mise en œuvre de l’accord de paix, la lutte contre le coronavirus ou encore le retour de l’administration dans le nord et centre du pays. Aucun de ces objectifs ne permet de créer de la richesse. Pas de grands travaux, de grandes infrastructures, ni de réel soutien aux entreprises.

Par manque de moyens… 

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