Football

Fédération algérienne de football : pourquoi Kheireddine Zetchi a renoncé à un second mandat

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Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football.

Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football. © New Press/SIPA

Considéré comme un homme mis en place à la tête de la fédération algérienne de football par le clan Bouteflika, l’homme d’affaires a renoncé à se présenter à un second mandat en vue de l’élection du 15 avril.

« L’élection du président de la Fédération algérienne de football (FAF) est une chose beaucoup trop sérieuse pour que le pouvoir politique ne s’en mêle pas », prévient, avec une certaine dose d’ironie, un journaliste algérien, sous couvert d’anonymat.

Kheireddine Zetchi a renoncé à se présenter à un second mandat, alors que l’élection aura lieu le 15 avril prochain, et cela n’étonne finalement personne. L’homme d’affaires de 55 ans savait depuis près de deux ans qu’il n’est plus en odeur de sainteté dans les arcanes du pouvoir. Et le ministre algérien des Sports, Sid Ali Khaldi, n’a jamais manqué une occasion de le lui rappeler.

Il n’y aura donc aucun suspense lors de cette élection, puisqu’une seule candidature a été validée. Il s’agit de celle de Charaf-Eddine Amara, 56 ans, qui est depuis 2018 le président du CR Belouizdad, champion d’Algérie en titre, mais surtout le PDG de Madar Holding, dont l’unique actionnaire est l’État algérien.

Zetchi humilié lors de la CAN 2019

Personne, en Algérie, n’a oublié l’humiliation vécue, en juin 2019, par le futur ex-patron du football algérien au Palais du peuple, quelques jours après que la sélection nationale a remporté la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Égypte face au Sénégal (1-0) –  un titre que le pays attendait depuis 29 ans.

Le ministre des Sports avait remercié et félicité Djamel Belmadi, le sélectionneur, son staff technique et les joueurs, au nom de la nation et du chef de l’État par intérim de l’époque, Abdelkader Bensalah, mais en omettant de citer Zetchi et le bureau fédéral de la fédération. Un oubli « bien évidemment volontaire », souffle le dirigeant d’un club professionnel algérien. Le président de la FAF sera même privé, un peu plus tard, de la médaille de l’ordre du mérite national, alors qu’elle avait été attribuée aux joueurs et au personnel technique, médical et administratif.

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