Économie
Joao Lourenco, Isabel Dos Santos et Jose Eduardo Dos Santos. © Montage JA : W. Kumm/ZUMA/REA; Massimo Sestini/ZUMA/REA; ELMOND JIYANE/AFP.

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[Série] L’Angola de João Lourenço

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Politique

[Série] Angola : João Lourenço, président funambule (1/5)

« L’Angola de João Lourenço » (1/5). À un an des élections générales, le chef de l’État est en position délicate. À la tête d’un pays en crise et d’un MPLA divisé, parviendra-t-il à garder le contrôle de la situation ?

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Mis à jour le 22 juin 2021 à 16:25

Le président angolais, João Lourenço lors d’une séance plénière de la Douma, à Moscou, le 3 avril 2019. © Itar Tass / Panoramic

Chassez le naturel, il revient au galop. L’adage décrit bien ce qui arrive à João Lourenço. À 67 ans, le président angolais entame sa quatrième année au pouvoir, après avoir succédé à José Eduardo dos Santos en 2017.

Issu du MPLA, le même parti que son prédécesseur, João Lourenço était un véritable produit du système. Ancien secrétaire général du MPLA (1998-2003), ex-ministre de la Défense (2014-2017), il a su se poser comme l’homme de la rupture, promettant d’en finir avec la gouvernance dos Santos, fondée sur l’opacité de la gestion des fonds publics et un autoritarisme politique.

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Mais les années passant, et malgré des débuts prometteurs, le chef de l’État parvient de moins en moins à se démarquer de son prédécesseur dans un contexte de crise économique aggravée par  la pandémie de Covid-19. Une situation très inconfortable à un an des élections générales, qui auront lieu en 2022.

Parenthèse enchantée ?