Politique

Niger : pourquoi Hama Amadou a été autorisé à quitter le pays

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Mis à jour le 09 avril 2021 à 16h50
Hama Amadou, ancien Premier ministre du Niger, le 13 janvier 2014 à Paris.

Hama Amadou, ancien Premier ministre du Niger, le 13 janvier 2014 à Paris. © Vincent Fournier/JA

En détention au Niger depuis le 1er mars, l’opposant Hama Amadou a été autorisé à quitter sa cellule de Filingué pour rejoindre la France. Il est actuellement soigné à Paris. 

Hama Amadou séjourne actuellement à Paris, où il suit un protocole de soins et de contrôles médicaux à l’hôpital américain de Paris, situé en banlieue de la capitale française, à Neuilly-sur-Seine.

L’ancien Premier ministre et son avocat, Me Boubacar Mossi, avaient requis une autorisation de sortie de la justice nigérienne et du tribunal d’instance de Filingué afin de poursuivre un traitement que l’opposant suit au sein de l’établissement depuis plusieurs années.

Sésame temporaire

Détenu à la prison de Filingué, au nord de Niamey, Hama Amadou ne bénéficie que d’un sésame temporaire de deux semaines – néanmoins susceptible d’être allongé en cas d’impératif médicalIl ne s’agit « ni d’une libération, ni d’une évacuation sanitaire », précise un proche, qui évoque « un examen périodique et de routine ».

Il avait déjà bénéficié de ce permis temporaire en février 2020, alors qu’il purgeait, également à Filingué, une peine d’un an d’emprisonnement pour « supposition d’enfants ». Comme à cette époque, il s’est engagé à rentrer au Niger sitôt sa parenthèse médicale terminée.  

Pas interrogé depuis son placement en détention

Hama Amadou avait été transféré à Filingué le 1er mars dernier, après trois jours de garde à vue, la justice enquêtant sur son rôle présumé dans les troubles qui ont suivi la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Selon nos informations, il n’a, depuis son placement en détention et la notification de son mandat de dépôt, pas été interrogé et n’a pas rencontré de juge d’instruction. 

« Nous attendons les actes de la justice au niveau national », confie Me Mossi, qui coordonne la défense du patron du Mouvement démocratique nigérien (Moden Fa Lumana). « En réalité, c’est un dossier qui est purement politique et qui n’a rien de judiciaire », conclut l’avocat, contacté par Jeune Afrique. 

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