Banque

Orabank part à la conquête des marchés africains

Orabank a été retenu fin 2012 pour la reprise du groupe Banque régionale de solidarité. DR ©

Oragroup veut désormais "passer d'une banque de niche à une banque universelle" après la restructuration et la finalisation du rachat du groupe Banque Régionale de Solidarité. Tels sont les voeux exprimés par son directeur général adjoint Ferdinand Ngong au cours d'une conférence de presse tenue à Ouagadougou.

Karim Koné, ancien Directeur général de la Banque Régionale de Solidarité (BRS) au Burkina Faso, devra modifier ses cartes de visite à partir du lundi 24 mars. En effet, s’il occupera toujours la même fonction, ce sera auprès d’Orabank à la suite du rachat de la BRS par le holding Oragroup.

Cette opération a nécessité, dans un premier temps, la prise en charge de l’actif net négatif de BRS dans les huit États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans lesquels elle était implantée. Ensuite, Oragroup et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) ont injecté 15 milliards de Francs CFA dans son capital à hauteur de 51 et 49 % respectivement.

Oragroup assure que tous les employés de la BRS devraient conserver leur poste

Cette opération, ainsi que le rachat de la Banque togolaise de développement (BTD), ont été rendues possibles grâce aux levées de fonds successives d’Oragroup qui compte bien, grâce à ces acquisitions, se déployer auprès de nouveaux marchés, notamment celui de la microfinance dans lequel BRS était spécialisé.

Conquérir les marchés africains

« La restructuration est derrière nous » s’est félicité Ferdinand Ngong, administrateur et directeur adjoint d’Oragroup, pour qui le rachat de BRS est l’occasion d’élargir le champ d’action d’Orabank. Désormais présente dans quatre zones monétaires et dans douze pays (dont l’ensemble des États de la zone UEMOA), le réseau bancaire, dont le siège est à Lomé, affiche clairement l’intention de conquérir les marchés africains, aussi étroits soient-ils.

« Nous allons nous ouvrir à l’ensemble de la clientèle : PME/PMI, États, particuliers… Mais également amener de nouveaux produits que nous proposons déjà ailleurs pour en faire profiter des pays comme le Burkina », a expliqué Ferdinand Ngong. Sur le plan du capital humain, tous les employés de la BRS devraient conserver leur poste. « On va très vite avoir besoin de nouveaux talents », assure-t-il cependant.

Lignes de financement pour les PME/PMI

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La véritable nouveauté dans la stratégie d’Orabank se situe sans doute sur le plan du financement des entreprises. Dans les mois à venir, Ferdinand Ngong a annoncé la mise à disposition de lignes de financement destinées aux PME/PMI sur des ressources levées auprès de fonds d’investissement spécialisés dans les pays en développement, à l’instar du belge BIO ou encore de Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) avec qui Oragroup est actuellement en pourparlers.

Interrogé par Jeune Afrique, il a assuré que son groupe avait déjà levé 15 millions d’euros afin de financer des opérateurs économiques en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Burkina.

Fondée en 1988, puis entièrement rachetée par Emerging Capital Partners (ECP) en 2009, Oragroup prend la majorité du capital du groupe BRS en 2013. Son capital s’élève aujourd’hui à 61 milliards de Francs CFA et le groupe bancaire compte plus de 100 milliards de F CFA en fonds propres.

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