Politique

Rama Yade devient directrice Afrique de l’Atlantic Council

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Rama Yade, ex-secrétaire d’État (chargée des Droits de l’homme puis des Sports) de Nicolas Sarkozy, ici photographiée en 2019

Rama Yade, ex-secrétaire d’État (chargée des Droits de l’homme puis des Sports) de Nicolas Sarkozy, ici photographiée en 2019 © Philippe Lavieille/PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

L’ancienne secrétaire d’État française a été nommée nouvelle directrice Afrique de l’Atlantic Council. Le think tank américain mise sur Rama Yade pour « accroître sa visibilité et mieux développer le partenariat transatlantique».

Elle avait quasiment disparu des radars. Rama Yade fait son grand retour à… Washington, où elle a été nommée, le 29 mars, directrice Afrique de l’influent think tank américain Atlantic Council. À 44 ans, l’ex-secrétaire d’État chargée des Droits de l’homme puis des Sports de Nicolas Sarkozy aura pour mission de promouvoir les relations entre les États-Unis et les pays du continent.

Rama Yade se dit « fière d’avoir l’opportunité d’agir au niveau mondial dans une période décisive pour le continent africain et ses partenaires américains et européens ». Le think tank, qui se targue d’avoir reçu en 2020 plus d’une douzaine de chefs d’État et de ministres du continent, mise quant à lui sur l’aura médiatique de l’ex-égérie de la Sarkozie « pour accroître sa visibilité et mieux développer le partenariat transatlantique ».

« Étroite collaboration avec les Africains »

Rama Yade – première femme d’origine subsaharienne à devenir membre d’un gouvernement français, en 2007 – s’était faite discrète en France depuis qu’elle avait échoué à réunir les parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle de 2017. Sans parti ni mandat électif ou même soutien majeur déclaré, elle disait vouloir incarner les oubliés de la démocratie, ceux qui n’ont pas le droit de revendiquer leur place dans un système qui favorise les mêmes profils, le même genre, les mêmes tranches d’âge, les mêmes origines…

L’ex-ministre préférée des Français – en raison de son caractère transgressif et de sa capacité à dire non au président de la République, ce qui lui avait aussi valu d’être mise à l’écart par ce dernier -, s’était alors tournée vers l’entrepreneuriat et l’enseignement, intervenant à Sciences-Po Paris et à l’Université polytechnique Mohammed VI au Maroc, où elle assure un programme intitulé « l’Afrique au centre du monde».

En 2011, démissionnant de son poste d’ambassadrice de France à l’Unesco six mois seulement après sa nomination, Rama Yade, sans doute excédée par la pression médiatique, avait affirmé avoir « besoin de renouer avec une liberté totale ». Peut-être l’a-t-elle trouvée, elle qui, après son passage en politique, a aussi été consultante à la Banque mondiale. Quoi qu’il en soit, celle dont Atlantic Council loue, entre autres, l’engagement pour la promotion de la dignité humaine et la lutte pour la réintégration des enfants soldats, dit avoir « hâte de travailler en étroite collaboration avec les décideurs américains, mais également avec les Africains, non seulement pour changer le récit donné du continent, mais aussi les règles pour une plus grande prospérité ».

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