Économie

Datacenters : pourquoi l’américain Raxio Group a choisi la RDC

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 25 mars 2021 à 13:30

Data Center

Alors que ses concurrents se concentrent en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria, l’américain assume son choix des « marchés secondaires africains », peu matures mais prometteurs.

Et de trois ! Raxio Group a annoncé, le 3 mars, qu’il allait ouvrir un centre de données à Kinshasa. Fort de 400 baies (racks) et d’une puissance de 1,5 MW, Raxio Kinshasa sera le tout premier data center « agnotisque » de République démocratique du Congo, c’est-à-dire neutre vis-à-vis des opérateurs qu’il peut accueillir (en anglais, carrier-neutral).

Prévu pour une ouverture en juin 2022, il s’agira d’une installation de tier III, ce qui signifie que, grâce à une redondance électrique complexe, il bénéficiera d’un taux de disponibilité de 99,982 % et ne subira qu’1,6 heure d’interruption par an en moyenne.

Si le groupe américain reste muet sur le montant de l’investissement engagé, ce dernier pourrait se chiffrer à 18 millions de dollars, selon les calculs de Jeune Afrique.

« Les prochaines étapes : finaliser l’achat du terrain et signer des contrats pour la construction. Viendra ensuite le temps de trouver des clients », précise Robert Mullins, président de Raxio.

Ce centre haut de gamme est le troisième du type sur le continent de cette entreprise gérée par First Brick Holdings. Le tout premier, Raxio Uganda, sis à Kampala, la capitale ougandaise, a été annoncé en 2019.