Banque

Akinwumi Adesina, patron de la BAD : état-major, alliés, VIP… Quels sont ses plus proches soutiens ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 09 avril 2021 à 17h45
La garde rapprochée d’Akinwumi Adesina.

La garde rapprochée d'Akinwumi Adesina. ©

Réélu à l’unanimité pour un second mandat en août 2020, après une année difficile, le patron de la BAD dispose d’un état-major largement remanié et d’un réseau d’alliés épuré, mais peut-être plus solide.

GardeRapprochéeAdesina2-03

Akinwumi Adesina a entamé son deuxième mandat à la tête de la Banque africaine de développement (BAD) plus fort que jamais. Reconduit avec 100% des voix en août 2020, le Nigérian a d’autant plus savouré ce plébiscite qu’il est intervenu après une année compliquée, marquée par des accusations de mauvaise gouvernance.

Après avoir été blanchi puis réélu, il a mené une importante réorganisation de ses équipes au sein de la banque. Celle-ci, en première ligne dans la riposte aux conséquences économiques et sociales de la pandémie de Covid-19, doit concrétiser une augmentation de capital historique actée en 2019.

L’entourage recomposé du successeur de Donald Kaberuka traduit ces différents impératifs. L’état-major renouvelé est synonyme de nouveau souffle tout en maintenant l’équilibre entre actionnaires africains et étrangers de la banque.

Le cercle d’alliés, reposant sur d’anciennes amitiés et consolidé par les épreuves de l’an passé, assure la promotion de l’action de la BAD et de son président. Enfin, un « carré VIP » garantit soutien et visibilité à un patron aux grandes ambitions et très bon communicant.

GardeRapprochéeAdesina2-02

  • Bajabulile « Swazi » Tshabalala

Numéro deux et première vice-présidente de la BAD, cette Sud-Africaine a succédé en mars 2020 à Charles Boamah, longtemps l’un des piliers de la banque. Elle est entrée à la BAD en août 2018 comme VP chargée des finances.

  • Yacine Fal

Directrice du bureau exécutif du président, la dirigeante sénégalaise a rejoint la BAD en 1998 comme conseillère juridique, avant de superviser la passation de marchés et de représenter l’institution au Maroc. Sa mission : améliorer l’efficacité des « initiatives présidentielles et des opérations de la banque ».

  • Solomon Quaynor

Vétéran de la Société financière internationale (IFC), il est depuis mai 2020 vice-président chargé du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation. Cet Américain est l’un des nouveaux visages de cette seconde phase de la présidence Adesina, avec ses collègues Kevin Kariuki (Kényan, VP chargé de l’énergie) et Rabah Arezki (Algérien, VP, économiste en chef).

  • Vincent Nmehielle

Moins visible que durant le premier mandat (2015-2020), où il intervenait souvent en tandem avec l’ex-directeur de la communication Victor Oladokun, ce juriste nigériano-sud-africain occupe depuis 2016 le poste stratégique de secrétaire général de la BAD.

GardeRapprochéeAdesina2-04

  • Nialé Kaba

La ministre ivoirienne du Plan et du Développement, alors également présidente du bureau du conseil des gouverneurs, a géré avec sang-froid la crise de 2020 et les accusations de mauvaise gouvernance portées contre Adesina. Ce dernier, blanchi par une enquête interne et une « revue indépendante », a été réélu avec 100 % des voix.

  • Benedict Oramah

Diplômé comme lui en agroéconomie de Obafemi Awolowo University, le patron de la Banque africaine d’import-export reste fidèle à son « aîné », dont il loue le leadership et l’ambition panafricaniste.

  • Amadou Hott

Ancien vice-président d’Adesina à la BAD (2016-2019) responsable du dossier prioritaire de l’énergie, le ministre sénégalais de l’Économie est l’un de ses soutiens indéfectibles. Il préside le comité chargé, après les tumultes de 2020, de revoir les règles d’éthique de l’institution.

  • Zainab Ahmed

Depuis Abuja, la ministre nigériane des Finances s’est fortement investie et a mobilisé de nombreuses personnalités africaines pour soutenir son compatriote pendant la bataille pour sa réélection.

  • James Duddridge

Ministre britannique chargé de l’Afrique depuis février 2020 (et entre 2014 et 2016), ce député conservateur est un allié de poids alors que la BAD veut concrétiser sa nouvelle augmentation de capital.

  • Ibrahim Assane Mayaki

Le secrétaire exécutif du Nepad, l’agence de développement de l’Union africaine, partage avec Adesina une approche pragmatique des questions économiques et des relations extérieures du continent.

GardeRapprochéeAdesina2-05

  • Alassane Ouattara

Le retour de la BAD à Abidjan, décidé par Donald Kaberuka mais mis en œuvre par Akinwumi Adesina, explique en partie le lien privilégié entre ce dernier et le président ivoirien. Celui-ci a pesé de tout son poids en faveur d’Adesina, appelant publiquement à sa reconduction.

  • Ngozi Okonjo-Iweala

On ne compte plus les messages amicaux échangés entre « My brother Akin Adesina » et « Aunty Goz » sur les réseaux sociaux. Les deux compères du gouvernement de Goodluck Jonathan (2010-2015) sont restés très proches. La nouvelle patronne de l’Organisation mondiale du commerce s’était fortement impliquée au côté du « parrain » Olusegun Obasanjo pour l’élection d’Adesina en 2015.

  • Kristalina Georgieva

La directrice générale du FMI et le président de la BAD échangent régulièrement sur le financement des pays africains, les nouveaux objectifs du développement et plus récemment sur la sortie de crise du Covid-19.

  • Rémy Rioux

Proche de son « ami Akin », le patron de l’Agence française de développement (AFD) a multiplié les co-investissements avec la BAD, dont il salue l’augmentation de capital historique en cours. Les deux leaders s’accordent sur le rôle essentiel des institutions de développement et du soutien au secteur privé.

  • Aliko Dangote

Le milliardaire de Kano et le docteur en agroéconomie partagent la même foi inébranlable dans le potentiel agricole du continent. Tous deux font partie des « 27 leaders mondiaux pour la lutte contre la malnutrition », désignés en octobre 2019 par le secrétaire général de l’ONU.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3101_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer