Sécurité

État islamique dans l’est de la RDC : « Il faut privilégier les approches non militaires »

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Un soldat congolais lors d’une opération contre les ADF, au Nord-Kivu en décembre 2018.

Un soldat congolais lors d'une opération contre les ADF, au Nord-Kivu en décembre 2018. © REUTERS/Goran Tomasevic

Si les États-Unis ont placé les Forces démocratiques alliées (ADF) sur la liste des groupes terroristes ayant prêté allégeance à l’État islamique, la réalité des liens entre les deux mouvements reste difficile à définir, explique Jason Stearns, directeur du Groupe d’étude sur le Congo (GEC).

L’État islamique (EI) sévit-il vraiment dans l’est de la RDC ? Depuis le mois d’avril 2019, l’organisation terroriste a revendiqué un nombre croissant d’attaques dans le pays. Mais la réalité de son implantation et de son implication aux côtés des Forces démocratiques alliés (ADF) fait depuis l’objet d’un débat acharné.

Washington, de son côté, a tranché. Le 11 mars, les autorités américaines ont annoncé qu’elles plaçaient ce groupe armé d’origine ougandaise installé en RDC depuis le milieu des années 1990 sur la liste des groupes terroristes affiliés à l’EI. Le département d’État explique notamment que « “ISIS-RDC” – ou ADF, ou Madina at Tauheed Wau Mujahedeen (MTM), entre autres noms – est responsable de nombreuses attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’est de la RDC ».

Opérant principalement dans la région de Beni (Nord-Kivu), les ADF sont « responsables de plus de meurtres de civils (37 %) que tout autre groupe armé », selon le dernier recensement du Baromètre sécuritaire du Kivu.

Pour autant, les contours des liens qui unissent ce mouvement à l’EI restent largement flous. Si, selon Félix Tshisekedi, « les ADF se sont inscrites dans la logique terroriste prônée par l’État islamique », le groupe d’experts de l’ONU sur la RDC assure dans son rapport de décembre 2020 qu’il n’a pu confirmer aucun lien ou soutien direct entre les deux organisations. Jason Stearns, directeur du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), rattaché à l’université de New York, décrypte pour Jeune Afrique les relations qu’elles entretiennent.

Washington vient de placer les ADF sur la liste des groupes ayant prêté allégeance à l’EI. Qu’est ce que cela peut changer dans l’approche des États-Unis et plus généralement de la communauté internationale vis-à-vis de cette organisation ?

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