Diplomatie

En Afrique, l’image de la France se dégrade, celle de la Turquie, du Qatar et des Émirats s’améliore

Réservé aux abonnés | | Par et
Mis à jour le 26 mars 2021 à 15h13
Un avion de la compagnie Turkish Airlines transportant des colis d’aide médicale envoyés par la Turquie pour soutenir le Soudan dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, le 22 août 2020.

Un avion de la compagnie Turkish Airlines transportant des colis d'aide médicale envoyés par la Turquie pour soutenir le Soudan dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, le 22 août 2020. © Mahmoud Hjaj /Anadolu Agency via AFP

Menée chaque année auprès des « leaders d’opinion » africains, l’enquête Africaleads confirme en 2021 le décrochage de la France. Si les grandes puissances restent en tête du classement, cette édition est marquée par une forte progression de la Turquie et des pays du Golfe.

« Nous avons un problème. La France est très présente en Afrique, nous avons une relation de longue date qui est à la fois sentimentale, culturelle, militaire, économique, diplomatique… Nous sommes l’un des premiers pays en matière d’aide au développement, les entreprises que nous représentons réalisent 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Afrique, et pourtant notre image recule chaque année. Nous devrions nous interroger sérieusement. »

Président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui a fait réaliser par l’institut d’études IMMAR une troisième édition de son baromètre d’opinion Africaleads, dont les résultats seront officiellement présentés à l’occasion du Forum Afrique organisé le 18 mars, Étienne Giros ne cache pas une certaine amertume.

La France recule

Depuis 2018, plus de 2 400 « leaders d’opinion » du continent répartis dans 12 pays – qui représentent la moitié de la population africaine – sont interrogés sur la situation du continent lui-même, l’image qu’ils ont des principaux pays étrangers qui y sont présents mais aussi, nuance importante, invités à désigner ceux de ces pays qui sont les partenaires les plus « bénéfiques ».

La liste des personnes interrogées comprend responsables politiques, patrons, artistes, intellectuels, sportifs et dirigeants religieux. Un tiers environ sont des femmes. Et parce que le CIAN regroupe des sociétés basées en France, l’image de ce pays en particulier est scrutée à la loupe. Avec un constat sans appel : la France recule.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA309_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte