Économie

Dan Gertler : l’administration Biden revient sur la dérogation accordée par Trump

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Mis à jour le 9 mars 2021 à 10:31

Dan Gertler à Kolwezi, en août 2012. © Simon Dawson/Bloomberg via Getty Images

Washington a rétabli le 8 mars les sanctions à l’encontre du sulfureux milliardaire israélien, qui avaient été allégées par l’ex-président Donald Trump juste avant son départ de la Maison-blanche.

C’était l’une des dernières mesures du président Trump, à cinq jours de la prestation de serment de son successeur Joe Biden : le 15 janvier, l’ex-président américain signait une « licence » réautorisant pour un an une série d’entreprises liées au magnat israélien des mines, Dan Gertler, à faire des affaires avec des sociétés américaines.

Accusé d’avoir « utilisé son étroite amitié avec [l’ex] président de la RDC, Joseph Kabila, pour servir d’intermédiaire dans les ventes d’actifs miniers dans le pays, obligeant certaines multinationales à passer par Gertler pour faire des affaires avec l’État congolais », l’homme d’affaires avait pourtant fait l’objet de sanctions américaines en 2017.

Relancer les efforts anticorruption congolais et américains

L’allègement de ces sanctions « était en contradiction avec les intérêts américains de politique étrangère en matière de lutte anticorruption dans le monde entier, dont les efforts (…) visant à combattre la corruption et promouvoir la stabilité en RDC », a expliqué dans un communiqué le porte-parole du département d’État, Ned Price.

Selon les informations dévoilées en 2017 par le Département du Trésor américain, rien qu’entre 2010 et 2012, la RDC aurait perdu plus de 1,36 milliard de dollars de revenus en raison de la sous-évaluation des actifs miniers qui ont été vendus à des sociétés offshore liées à Gertler ».

« Rétablir les sanctions permet de relancer les efforts anticorruption congolais et américains », a salué dans un communiqué le cofondateur de l’ONG anticorruption The Sentry, John Prendergast.