Politique

Cameroun : ce que Paul Biya a mis à l’ordre du jour du prochain congrès du RDPC 

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Paul Biya, en octobre 2018.

Paul Biya, en octobre 2018. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais doit se réunir à la fin du premier trimestre 2021, soit dix ans après le dernier congrès. 

Paul Biya a demandé à ses collaborateurs de préparer le congrès du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), mais sans leur indiquer de date précise, en raison de la résurgence de l’épidémie de Covid-19. Si le chef de l’État n’a également rien laissé transparaître de ses intentions, le renouvellement de son mandat de « président national » du parti sera évoqué.

Un futur vice-président ?

En effet, le mandat de Paul Biya avait été prorogé en 2016 par une résolution du bureau politique, réuni sans qu’un vote n’ait été organisé. Composée de vingt membres élus et de trois autres nommés par le président national, cette instance elle-même n’a pas été renouvelée depuis le dernier congrès ordinaire, qui s’était tenu les 15 et 16 septembre 2011.

Or au fil des ans, plusieurs de ses membres sont décédés et n’ont pas été remplacés, à l’instar de Delphine Medjo et Janvier Mongui Sossomba. Sans compter que Marafa Hamidou Yaya, condamné à une peine de vingt-cinq ans de prison, fait toujours, paradoxalement, partie de ce bureau. Le comité central, qui regroupe les cadres du RDPC, a été prorogé dans les mêmes conditions.

La grande question qui se pose est relative à la dévolution du pouvoir : pressé de clarifier ses intentions s’agissant de la succession à la tête du parti, Paul Biya va-t-il enfin désigner un vice-président ?

En attendant, le congrès devrait intervenir alors que les ministres patientent avant d’officialiser de grandes décisions, dans la perspective d’un remaniement gouvernemental attendu depuis la fin des élections régionales du 6 décembre 2020 et la clôture, le 7 février dernier, du Championnat d’Afrique des nations (CHAN).

Bureaux ministériels vidés

Des ajustements au sein de l’équipe gouvernementale sont évoqués, y compris au sein de la communauté des diplomates occidentaux accrédités à Yaoundé. Signe de fébrilité, certains membres du gouvernement ont d’ores et déjà débarrassé leurs bureaux de leurs effets personnels. En effet, sitôt le décret rendu public, les cabinets ministériels sont rendus inaccessibles aux anciens titulaires des portefeuilles, étant bouclés par des gendarmes jusqu’à la passation de pouvoir.

Enfin, il sera prochainement question de renouveler ou non le mandat de Marcel Niat Njifenji au Sénat et de Cavaye Yéguié Djibril à l’Assemblée nationale. L’ouverture de la session parlementaire doit avoir lieu le 11 mars.

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