Politique

Côte d’Ivoire : comment Ouattara et Bédié discutent de leur prochain tête-à-tête

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 03 mars 2021 à 15h14
Le président ivoirien Alassane Ouattara (à gauche) et Henri Konan Bédié (à droite).

Le président ivoirien Alassane Ouattara (à gauche) et Henri Konan Bédié (à droite). © SIA KAMBOU/AFP

Les deux anciens alliés, qui ne se parlaient plus depuis plusieurs semaines, ont renoué le contact sous l’impulsion de plusieurs intermédiaires. 

Réticent à un dialogue direct avec le chef de l’État, Henri Konan Bédié (HKB) s’est finalement résolu, selon nos informations, à briser la glace et à appeler Alassane Ouattara (ADO) fin janvier. Les deux anciens alliés se sont ensuite entretenus à plusieurs reprises. Fin février,  le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) s’est notamment inquiété de la santé du Premier ministre Hamed Bakayoko, qui se trouve en France pour passer des examens médicaux.

Gestes de décrispation

Lors de leurs échanges, ADO et HKB ont ainsi convenu de se revoir après les élections législatives du 6 mars auxquelles participe l’ensemble de l’opposition.

Organisée à l’hôtel du Golf d’Abidjan, leur dernière rencontre remonte au 11 novembre. Un autre rendez-vous avait ensuite été fixé début janvier, avant d’être annulé à la dernière minute. Si leurs relations sont toujours compliquées et que des points de désaccord subsistent, chacun pourrait accepter de faire des gestes allant dans le sens d’une décrispation.

Alassane Ouattara demeure réticent à voir Laurent Gbagbo rentrer en Côte d’Ivoire sans imposer ses conditions, mais il pourrait libérer certains des derniers détenus politiques. Il étudie notamment l’opportunité de signer une ordonnance ou de faire voter une nouvelle loi d’amnistie, en fonction des résultats des législatives et du verdict de la Cour pénale internationale (CPI).

De son côté, s’il continue à mettre la pression sur le chef de l’État, Henri Konan Bédié pourrait finalement se résoudre à reconnaître l’élection d’ADO. Lors d’un message posté le 24 février sur les réseaux sociaux, il avait qualifié le scrutin du 31 octobre 2020 de « mascarade » tout en lançant « un nouvel appel au dialogue ».

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