Environnement

« Alimentation de demain » : les insectes au secours de la santé et de l’environnement

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 12 avril 2021 à 17h37
Des criquets grouillent sur un arbre au sud de la ville de Lodwar, au nord du Kenya, le 23 juin 2020.

Des criquets grouillent sur un arbre au sud de la ville de Lodwar, au nord du Kenya, le 23 juin 2020. © Boris Polo/AP/SIPA

Consommés dans certains pays mais rejetés dans d’autres, les insectes et autres chenilles possèdent des caractéristiques nutritionnelles intéressantes et offrent une réponse séduisante aux contraintes climatiques et agricoles.

Quel régime alimentaire durable pour l’Afrique demain ? Tandis que le changement climatique, la perte de biodiversité, la pression exercée sur les terres agricoles accentuée par la croissance démographique menacent la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations sur le continent, la consommation d’insectes et de larves en Afrique, solution locale, écologique et très nutritive, est encouragée.

Contrairement à l’Europe, où l’entomophagie est balbutiante et perçue comme une fantaisie marketing, manger des insectes est courant et traditionnel dans nombre de pays du Sahel, et surtout en Afrique centrale et dans le nord de l’Afrique australe.

« Au Niger, au Mali, mais aussi en Algérie ou en Libye, les gens ont l’habitude de consommer des sauterelles et des criquets grillés, en grignotage comme des cacahuètes, et d’en donner aux animaux. Chez les Touaregs, c’était l’une des composantes alimentaires de base. Les sauterelles grillées étaient pillées avec des dattes et cela formait un aliment consistant, très riche en nutriments, que l’on parvenait à garder très longtemps pour voyager dans le désert », rappelle Abdou Ka, anthropologue de l’alimentation à l’université Assane Seck de Ziguinchor et chercheur associé à l’UMI Environnement, santé, sociétés du CNRS.

Source de protéines

La consommation d’insectes et de larves offre de grands bénéfices à la fois sur la santé et l’environnement. Les insectes sont en effet très riches en protéines (un taux très souvent supérieur au bœuf, poulet, porc), mais aussi en fer, zinc, sels minéraux, lipides. Les élevages d’insectes consomment par ailleurs beaucoup moins d’eau, ne nécessitent pas autant de terre que les élevages conventionnels, de bœufs notamment, émettent moins de gaz à effet de serre.

Les insectes constituent une source d’aliments nutritifs bon marché et accessible

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3100_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte