Politique

[Édito] Burkina Faso : qui réconcilier ?

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Par  Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Zéphirin Diabré à la sortie du bureau de vote, le 22 novembre 2020.

Zéphirin Diabré à la sortie du bureau de vote, le 22 novembre 2020. © OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

Les joutes électorales passées, l’ex-opposant Zéphirin Diabré s’est vu confier le ministère de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, double thématique prioritaire du quinquennat. Mais entre crises politiques, tensions intercommunautaires et procédures judiciaires, que recouvre vraiment la notion de réconciliation ? L’institutionnaliser ne revient-il pas à noyer le poisson ?

Le 30 mars, les Burkinabè auraient dû célébrer la Journée nationale de pardon, instituée il y a vingt ans par un régime Compaoré ébranlé par les premières contestations qui, quelques années plus tard, auront raison de lui. Et voilà qu’en janvier, le président réélu, Roch Marc Christian Kaboré, nomme le chef de file de l’opposition sortant ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale – en deuxième position dans l’ordre protocolaire gouvernemental. Les murmures du Faso suintent la suspicion, tant les ralliements d’opposants, ici, ont toujours souffert d’un excès d’incarnation combiné à un manque de contenu ministériel.

À l’inverse du virulent Hermann Yaméogo, bombardé en 1992 ministre d’État sans portefeuille, Zéphirin Diabré se voit confier, lui, une mission explicite. Mais cet opposant réconcilié (il fut du gouvernement Kaboré en 1994, avant d’affronter celui-ci lors des deux dernières présidentielles), qui doit-il réconcilier ?

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