Diplomatie

Rwanda-France : Emmanuel Macron bientôt en visite officielle à Kigali

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Paul Kagame et Emmanuel Macron lors du salon VivaTech, à Paris, en mai 2018

Paul Kagame et Emmanuel Macron lors du salon VivaTech, à Paris, en mai 2018 © Michel Euler/AP/SIPA

Le président français devrait se rendre au Rwanda dans les prochaines semaines. Voici les premiers détails de ce voyage très attendu. 

Selon nos informations, Emmanuel Macron a prévu d’effectuer une visite officielle à Kigali entre avril et mai, pendant la période hautement symbolique de la commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda. Ce déplacement reste toutefois dépendant de l’évolution de la situation sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19.

Rapprochement diplomatique

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, le président français a entamé un rapprochement diplomatique avec son homologue rwandais Paul Kagame. Un dégel amorcé après plusieurs années de tensions, notamment autour de l’enquête sur l’attentat ayant ciblé l’avion du président Juvénal Habyarimana, pour laquelle les juges français ont confirmé une ordonnance de non-lieu en juillet 2019. L’Hexagone n’a d’ailleurs plus d’ambassadeur à Kigali depuis le départ de Michel Flesch en 2015. Il est pour l’instant représenté par son chargé d’affaires, Jérémie Blin.

Le président français devrait effectuer sa visite avant le 18 mai, date à laquelle Paris prévoit d’organiser son sommet sur les investissements en Afrique. Une dizaine de chefs d’État y sont conviés, dont Paul Kagame, qui a d’ailleurs participé activement à l’organisation de cet événement.

Un rapport début avril

Emmanuel Macron sera donc le premier chef d’État français à se rendre au Rwanda depuis la visite de Nicolas Sarkozy, en février 2010 et le premier, s’il se déplace comme prévu entre avril et mai, à effectuer le déplacement à Kigali durant la période de commémoration du génocide des Tutsi.

Invité par les autorités rwandaises en avril 2019, il s’était fait représenter par le député Hervé Berville. Le président français avait néanmoins annoncé la mise en place d’une commission d’historiens chargée de travailler sur le rôle controversé de la France pendant le génocide. Dirigée par l’historien Vincent Duclert, elle doit rendre son rapport final début avril. Selon nos sources à l’Élysée, ses conclusions ne sont pas susceptibles de remettre en cause ce voyage officiel.

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