Justice

Affaire Ras Bath et Boubou Cissé au Mali : vers une annulation des procédures ?

Réservé aux abonnés | | Par - à Bamako
Mis à jour le 18 février 2021 à 11h59
L’activiste Ras Bath et l’ancien Premier ministre malien Boubou Cissé.

L'activiste Ras Bath et l'ancien Premier ministre malien Boubou Cissé. © Photomontage : Luc Gnago/REUTERS ; Vincent FOURNIER/JA

Arrêtés en décembre, l’activiste Ras Bath et plusieurs de ses coprévenus sont en détention, accusés de « complot contre le gouvernement » dans un dossier dans lequel l’ancien Premier ministre est également cité. Mais l’avocat général de la cour d’appel de Bamako a demandé « l’annulation des procédures et la levée des mandats de dépôt ».

Coup de tonnerre à la cour d’appel de Bamako : l’affaire dite de « complot contre le gouvernement » a connu un nouveau rebondissement. Mardi 16 février, l’avocat général de la chambre d’accusation, Alou Nampé, a demandé « l’annulation des procédures et la levée des mandats de dépôt » à l’encontre de Ras Bath ainsi que cinq de ses coprévenus placés en détention fin décembre.

L’information judiciaire, ouverte par le parquet de la commune III (district de Bamako), concerne, outre Ras Bath, Mahamadou Koné, trésorier payeur général, Vital Robert Diop, directeur général de la société PMU-Mali, Aguibou Tall, directeur général adjoint de l’AGEFAU, ainsi que Souleymane Kansaye, receveur général du district. D’autres personnalités sont citées sans avoir été détenues : l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et l’ancien secrétaire général de la présidence, Sékou Traoré.

Demande de la Cedeao

L’avocat général, qui s’est ainsi démarqué du réquisitoire écrit du procureur contre la mise en liberté de Ras Bath et de ses coprévenus, a provoqué la surprise, y compris dans les rangs des proches des personnalités détenues. Le secrétaire du Collectif pour la défense de la République (CRD, dont Ras Bath est membre), Boubacar Yalkoué, estime que le réquisitoire du représentant du parquet est « courageux et confirme la position des juges en faveur de la démocratie et la justice ».

La DGSE va comprendre que sa méthode consistant à blanchir par la justice des procédures extrajudiciaires ne peut pas prospérer

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