Elections

Tchad : Saleh Kebzabo candidat à la présidentielle du 11 avril

| Par Jeune Afrique avec AFP
L’opposant Saleh Kebzabo, compte parmi les rares personnalités capables de mobiliser en dehors de son fief.

L'opposant Saleh Kebzabo, compte parmi les rares personnalités capables de mobiliser en dehors de son fief. © VINCENT DUHEM POUR J.A.

L’opposant tchadien Saleh Kebzabo, candidat malheureux à quatre reprises face au chef de l’État Idriss Déby Itno, a annoncé vendredi qu’il se présenterait finalement au scrutin présidentiel du 11 avril.

Trois jours auparavant, Saleh Kebzabo avait pourtant reconnu mardi sa défaite lors d’une primaire face à un inconnu et novice en politique, Théophile Bebzoune Bongoro, désigné candidat commun d’une coalition de 15 partis d’opposition à peine créée, Alliance Victoire. L’opposition, qui avance toujours désunie face à Idriss Déby Itno, avait cette fois décidé, au moins pour ces 15 mouvements, dont l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) de Saleh Kebzabo, de désigner un candidat commun. Mais depuis cette désignation surprise, l’UNDR pressait Saleh Kebzabo de quitter l’alliance et de se présenter.

Je serai candidat aux prochaines élections »

Certaines voix dans l’opposition, ainsi que des politologues, soupçonnent Théophile Bebzoune Bongoro de faire le jeu du chef de l’État, voire d’être « piloté » par lui. « À l’issue de notre congrès extraordinaire, deux résolutions ont été adoptées », a déclaré Saleh Kebzabo à l’AFP : « La première sur le retrait de notre parti de l’Alliance Victoire et la seconde me désignant comme candidat ». « En un mot, je serai candidat aux prochaines élections », a conclu le député et ancien ministre d’Idriss Déby Itno.

Leader « historique » de l’opposition

Fort de sept sièges UNDR à l’Assemblée nationale, Saleh Kebzabo, 73 ans, est considéré comme le leader « historique » de l’opposition et s’illustre régulièrement par des critiques acerbes sur la gouvernance d’Idriss Déby Itno, qui dirige le Tchad depuis 1990. Saleh Kebzabo, ancien journaliste, arrivé en troisième position à la présidentielle de 1996, s’était rallié au chef de l’État au second tour, avant d’entrer dans son gouvernement. Il y enchaînera les portefeuilles jusqu’à sa rupture avec le président en 1999, qu’il affrontera encore sans succès aux élections présidentielles de 2001, 2006 et 2016.

La candidature de l’opposant, mais aussi celles annoncées d’au moins trois autres prétendants, en plus de Théophile Bebzoune Bongoro, semble sonner le glas des espoirs d’une union de l’opposition face à Idriss Déby Itno le 11 avril.

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