Politique

Législatives en Côte d’Ivoire : où sont les femmes ?

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Mis à jour le 26 février 2021 à 16h43
L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, à Abidjan.

L'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, à Abidjan. © ISSOUF SANOGO/AFP

Une loi adoptée en 2019 impose aux partis politiques de présenter 30 % de femmes aux élections législatives. Les prochaines auront lieu dans moins d’un mois et le compte n’y est pas.

Le 6 mars, les Ivoiriens se rendront aux urnes pour choisir leurs nouveaux députés. Et c’est d’ores et déjà une certitude : peu de femmes figureront parmi les futurs élus. Il y a un peu plus d’un an pourtant, une loi était instaurée pour favoriser la représentation des femmes en politique, où elles sont encore très minoritaires. Mais, faute d’être coercitif, ce texte ne sera dans les faits appliqué par aucun des partis en lice.

Actuellement, c’est déjà une Assemblée nationale très masculine qui débat et vote les lois en Côte d’Ivoire. Les femmes occupent à peine trente des 255 sièges que compte l’hémicycle ; 11 % des députés ivoiriens sont donc des députées, ce qui place la Côte d’Ivoire derrière le Togo (19 %), le Ghana (13 %) et le Sénégal (43 %), selon des données de la Banque mondiale.

En 2016, année des précédentes législatives, 12,26 % de femmes s’étaient présentées. La loi de 2019 a certes permis une augmentation de ce taux, mais l’avancée est encore timide. Cette année, seulement 14,62 % des candidats aux législatives sont des femmes, selon un décompte effectué par l’ONU.

« Les listes de candidatures de l’ensemble des formations et coalitions politiques ne satisfont pas au quota de 30 % tel que prévu par la loi 2019-870 du 14 octobre », constate le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), à l’origine d’un programme de « coaching des femmes candidates ». Dans le détail, d’après les chiffres du CNDH calculés sur la base des données provisoires de la commission électorale, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) présentera 16 % de candidates, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) 8 %, le Front populaire ivoirien (FPI) 14 %, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) 7 % et la plateforme EDS/PDCI 17 %.

Loi contre code électoral

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