Politique

Côte d’Ivoire : pourquoi Ouattara et Bédié s’évitent

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le 11 novembre 2020.

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le 11 novembre 2020. © ISSOUF SANOGO/AFP

Le président Alassane Ouattara et le chef de l’opposition, Henri Konan Bédié, auraient dû se rencontrer pour la seconde fois fin janvier. Voici pourquoi ce rendez-vous n’a pas eu lieu. 

Selon nos informations, Alassane Ouattara (ADO) avait annoncé début janvier, en conseil des ministres au Palais présidentiel, qu’un tête-à-tête avec Henri Konan Bédié (HKB) était imminent. Mais les émissaires des deux hommes ont beau continuer d’œuvrer en faveur d’une décrispation de leurs relations, il subsiste toujours des divergences entre eux.

Le différend Gbagbo

Le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) continue de réclamer des gestes forts au chef de l’État, comme le retour de Laurent Gbagbo au pays et la libération des derniers détenus politiques, dont Narcisse N’Dri, son directeur de cabinet arrêté dans sa résidence début novembre. De son côté, Alassane Ouattara lui répète depuis plusieurs semaines qu’il n’interférera pas dans les affaires judiciaires.

Pour le moment, HKB, qui ne reconnaît toujours pas le troisième mandat d’ADO, se concentre sur l’unité de l’opposition dans la perspective des législatives du 6 mars prochain, pour lesquels le PDCI a formé des listes communes avec Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), la branche des pro-Gbagbo, dans plusieurs circonscriptions du pays.

Laurent Gbagbo, lui, est toujours à Bruxelles. Les « dérapages » et sorties médiatiques virulentes de Habiba Touré, son avocate, ont refroidi les autorités ivoiriennes. En coulisses, Alassane Ouattara insiste pour que l’ancien président lui téléphone. Mais, ce dernier, en séjour prolongé à Bruxelles, n’a pour le moment pas donné suite à cette demande.

Le chef de l’État ivoirien a quitté Abidjan le 6 février pour une visite de plusieurs jours à Paris et à Mougins. Il ne convoquera pas de conseil des ministres avant le 9 mars.

 

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