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Infrastructures : des chantiers à la pelle

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Économie

Afrique du Nord : les groupes de BTP français parient sur le haut de gamme

Mis à jour le 9 avril 2014 à 17:08

Pour faire face à leurs concurrents locaux, mais aussi chinois, turques et européens en Afrique du Nord, les groupes français de construction ont choisi le haut de gamme et les projets nécessitant des compétences techniques spécifiques. Une stratégie gagnante.

Le point commun entre les groupes Colas et Sogea Satom ? Ils ont pris pied pour la première fois sur le continent au Maroc, dans les années 1930. Un peu moins d’un siècle plus tard, ils y sont toujours. Au Maghreb, Colas Rail multiplie les succès.

Deux mois après avoir remporté un contrat de 145 millions d’euros en février 2013 pour la réalisation des deux premières lignes du Réseau ferroviaire rapide (RFR) de Tunis, la filiale ferroviaire de Colas (Groupe Bouygues) a gagné, en partenariat avec Egis, le contrat de conception-construction de la ligne à grande vitesse Tanger-Kenitra.

Eiffage est la seule major française à ne pas être un acteur majeur de la région. Un choix apparemment délibéré.

Chantiers

Colas Rail participe également au chantier du métro du Caire (avec Bouygues Construction), à l’extension de celui d’Alger et a déjà livré les tramways de Rabat et de Casablanca. Sogea Satom (groupe Vinci) réhabilite pour sa part le siège historique de la Société Générale à Casablanca et a récemment livré l’extension du port de Dakhla.

Du côté de Bouygues Construction, le palais d’hôtes Dar Al Diyafa à Rabat, l’Orangeraie de Souissi et le port de Tanger Med 2 (après l’ensemble portuaire Tanger Med 1) doivent être livrés cette année. Bien que Clemessy, sa filiale de travaux électriques, obtienne quelques contrats en Afrique du Nord, Eiffage est la seule major française à ne pas être un acteur majeur de la région, ce qui semble être un choix délibéré.

La stratégie des groupes français consiste à viser le haut de gamme ou des projets qui nécessitent des compétences techniques spécifiques. Seule manière, selon eux, d’être concurrentiels face aux groupes locaux, mais aussi face aux entreprises chinoises, turques, espagnoles, italiennes ou portugaises.

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