Politique

Scandale de l’or de contrebande à Madagascar : la version des autorités remise en cause

Réservé aux abonnés | | Par - à Antananarivo
Mis à jour le 05 février 2021 à 10h56
Les contrebandiers présumés, accusés d’avoir transporté l’or de Madagascar jusqu’en Afrique du Sud, dans un hangar de l’aéroport d’Antananarivo, le 31 décembre 2020.

Les contrebandiers présumés, accusés d'avoir transporté l'or de Madagascar jusqu'en Afrique du Sud, dans un hangar de l'aéroport d'Antananarivo, le 31 décembre 2020. © DR / Capture d'écran de vidéosurveillance

C’est une affaire digne d’un roman d’espionnage. Dernier rebondissement en date dans le scandale des 73,5 kilos d’or malgache saisis en Afrique du Sud : des vidéos et des documents officiels mettent à mal la version des douanes et de la gendarmerie.

Il est tout juste 4 h 16 du matin, ce 31 décembre 2020, quand les trois passagers pénètrent dans le hangar de la compagnie aérienne privée STA, à Ivato, l’aéroport d’Antananarivo. L’agent de sûreté aéroportuaire, de la société Amarante, fouille méticuleusement leurs sacs, six au total. Rien à signaler. Après les salutations d’usage, les trois hommes embarquent à bord d’un Piper PA-42 Cheyenne III – un bimoteur 9 places, immatriculé 5R-ASB – , direction Johannesburg, via Tuléar, une ville du sud-ouest.

La fouille, qui peut d’ordinaire paraître anodine, a été filmée par une caméra de vidéosurveillance dont Jeune Afrique a pu consulter les images. Elles attestent qu’un contrôle a donc été réalisé au départ d’Antananarivo… Sauf que, quelques heures plus tard, lorsque les passagers arrivent en Afrique du Sud après leur escale à Tuléar, les douaniers saisissent dans leurs bagages 73,5 kg d’or de contrebande, ainsi que des devises pour un montant que les autorités sud-africaines n’ont, pour l’heure, pas divulgué.

Soupçons de complicités

Depuis, l’affaire a tourné au scandale sur la Grande Ile. Comment une telle quantité d’or a-t-elle pu être extraite et acheminée en dehors du pays, sans qu’aucun des services ne parviennent à contrecarrer les plans des contrebandiers ? Ceux-ci ont-ils bénéficié de complicité ? Et si c’est le cas, à quel niveau ?

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

3098_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte