Politique

Cameroun : Basile Atangana Kouna bientôt libéré par Épervier ?

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Mis à jour le 03 février 2021 à 11h12
Basile Atangana Kouna, ici en 2011, lorsqu’il était ministre de l’Eau et de l’Énergie.

Basile Atangana Kouna, ici en 2011, lorsqu'il était ministre de l'Eau et de l'Énergie. © Vincent Fournier/JA

La présidence a autorisé un arrêt des poursuites contre l’ancien ministre de l’Eau et de l’Énergie, incarcéré depuis mars 2018 dans le cadre de l’opération anticorruption Épervier. L’ancien directeur général de la Camwater pourrait recouvrer la liberté dès le 9 février.

Si des doutes persistaient encore quant à la prégnance de l’exécutif camerounais sur le pouvoir judiciaire, le dénouement qui se profile dans l’affaire Atangana Kouna, l’ancien ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie poursuivi dans le cadre de l’opération Épervier, devrait achever de convaincre les plus incrédules. Selon toute vraisemblance, cet ancien haut responsable poursuivi pour « détournement de derniers publics en coaction », « complicité » des mêmes faits et « émigration clandestine » pourrait en effet bientôt recouvrer la liberté, par la grâce d’une décision du président Paul Biya, qui a réclamé l’arrêt des poursuites en décembre dernier.

Ce surprenant revirement de l’exécutif camerounais, qui avait fait des proies de l’opération Épervier des exemples de sa rigueur dans la lutte contre la corruption, a été révélé par une note confidentielle qui a fuité fin janvier sur les réseaux sociaux. Dans ce document daté du 2 décembre 2020, le secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, demande au ministre de la Justice, Laurent Esso, « d’informer le président du Tribunal criminel spécial (TCS), le procureur de la République et le ministre des Finances de ce que le président de la République a marqué son accord pour un arrêt des poursuites, ainsi qu’à la mise en œuvre des modalités pratiques de reversement au Trésor public des fonds détournés cantonné dans les comptes bancaires de l’intéressé [Atangana Kouna, NDLR], au montant arrêté par le juge d’instruction ».

1,2 milliard de F CFA

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