Politique

Madagascar : l’administration Rajoelina en ébullition après une saisie d’or de contrebande

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Selon l’Ifri, 4,6 tonnes d’or sortiraient illégalement chaque année de Madagascar.

Selon l’Ifri, 4,6 tonnes d'or sortiraient illégalement chaque année de Madagascar. © Leonhard Foeger/REUTERS

Après une saisie record de 73,5 kilogrammes d’or malgache en Afrique du Sud, le président Rajoelina et le gouvernement se sont emparés de l’affaire, qui ébranle de nombreux services.

31 décembre 2020. Un avion de tourisme décolle de Tuléar, la grande ville côtière du sud-ouest de Madagascar. À son bord, une cargaison illégale de 73,5 kilogrammes d’or. Valeur : environ 3,6 millions d’euros. Les trafiquants se sentent sans doute détendus, la pratique est courante à Madagascar. De ce pays parmi les plus pauvres du monde, 4,6 tonnes d’or sortiraient illégalement chaque année, estimait l’Institut français des relations internationales (Ifri) en 2014…

Trois passagers arrêtés

L’aéronef survole le canal du Mozambique et se pose sans mal sur l’aéroport international de Tambo, à Johannesburg. Tuyau ou savoir-faire professionnel ? Les douaniers découvrent en tout cas la marchandise. Les pilotes repartent, mais trois passagers sont arrêtés.

La saisie, que la police sud-africaine révèle le 4 janvier, fait aussitôt les gros titres à Madagascar et la polémique enfle sur les réseaux sociaux. Très vite, les autorités s’emparent de l’affaire.

Dès le 6 janvier, le conseil des ministres, présidé par Andry Rajoelina, promet de faire toute la lumière sur le dossier, évoque la coopération avec les autorités sud-africaines et la demande de rapatriement des prévenus et de la marchandise, présentée comme provenant du sous-sol de Madagascar. Le 7, pas moins de sept ministres – Défense, Gendarmerie, Justice, Police, Mines, Transport, Affaires étrangères –, flanqués du directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) et de celui des Douanes, promettent eux aussi la vérité et l’entraide judiciaire au cours d’une conférence de presse. Mêmes déclarations lors du conseil des ministres du 20 janvier.

C’est que l’affaire « remue » l’administration. Les douanes et leur ministère de tutelle, l’Économie, la police aux frontières, les Mines, la Gendarmerie… Tous ont échoué à prévenir l’extraction, le transport et l’exportation de l’or, interdite depuis octobre 2020.

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