Politique

RDC : comment les députés pro-Tshisekedi ont négocié pour le bureau de l’Assemblée nationale

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 29 janvier 2021 à 13h59
Le président congolais Félix Tshisekedi.

Le président congolais Félix Tshisekedi. © Présidence RDC

Le 28 janvier, les députés de l’Union sacrée ont discuté de la répartition des postes pour le futur bureau définitif de l’Assemblée nationale. Jeune Afrique révèle le détail des tractations au sein de la nouvelle coalition de Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi a choisi son candidat pour la présidence du bureau définitif de l’Assemblée nationale, en vue des élections qui seront organisées le 3 février prochain.

Selon nos informations, Christophe Mboso Nkodia Puanga, le président du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, représentera l’Union sacrée, la nouvelle coalition du président. Depuis la rupture de l’alliance entre Tshisekedi et Joseph Kabila, il a joué un rôle central sur la scène politique, de la destitution de Jeanine Mabunda le 10 décembre au vote de la motion de censure le 27 janvier.

Second choix

Ce choix, pressenti depuis plusieurs jours, répond à la volonté du président de voir le bureau définitif dirigé par l’un des transfuges du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition de son prédécesseur.

Félix Tshisekedi avait initialement porté son choix sur Jean-Pierre Lihau, député du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Mais après la destitution de Jeanine Mabunda, Mboso lui avait personnellement fait savoir qu’il souhaitait se porter candidat. Selon l’entourage présidentiel, sa gestion de la session extraordinaire a convaincu Tshisekedi.

Toujours selon nos informations, Jean-Marc Kabund-a-Kabund sera pour sa part le candidat de Tshisekedi pour le poste de premier vice-président de la chambre basse. Le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avait déjà occupé ce poste au sein du bureau dirigé par Jeanine Mabunda mais il en avait été destitué le 25 mai 2020. Depuis que la rupture est consommée entre Tshisekedi et Kabila, il est l’un des éléments clés de la nouvelle majorité.

Kabund a négocié ses nouvelles fonctions de premier vice-président avec la plateforme Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi (deuxième force reconnue à l’Assemblée), qui obtiendra en contrepartie d’autres responsabilités, selon une source liée aux discussions.

Négociations avec l’UNC

Ensuite, la deuxième vice-présidence avait initialement été confiée à Ensemble pour le changement. Or, cette plateforme ne souhaitant pas jouer de rôle politique au sein du bureau, elle a préféré prendre le poste administratif de questeur, qui était initialement était réservé à l’AFDC-A de Bahati Lukwebo. Chacune des deux forces politiques a donc fait acte de candidature pour cette même fonction : celle qui n’obtiendra pas la questure prendre la deuxième vice-présidence.

Par ailleurs, des négociations ont toujours cours avec l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, qui souhaite aussi obtenir sa part du gâteau. Le parti de l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi tente actuellement de décrocher le poste de questeur adjoint.

Enfin, selon nos sources impliquées dans les discussions, un candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba devrait être nommé rapporteur. Initialement prévu pour le 28 janvier, le dépôt des candidatures a été repoussé au 29 janvier à 10 heures. Le candidat des députés pro-Kabila pour la présidence du bureau est déjà connu : il s’agit du député Jean Kimbunda, issu du PPRD.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

3098_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte