Sécurité

CHAN 2021 : comment Paul Biya sécurise la zone anglophone

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le président camerounais Paul Biya.

Le président camerounais Paul Biya. © Victor Zebaze

Confrontées à la menace des milices séparatistes, les autorités camerounaises ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Les forces de défense et de sécurité camerounaises sont particulièrement vigilantes dans les régions anglophones, et notamment dans le Sud-Ouest, où se déroulent jusqu’au 7 février les rencontres du Championnat d’Afrique des nations (CHAN). Après l’incendie des engins disposés devant l’un des stades d’entraînement de Limbé, provoqué par de présumés séparatistes à la veille du tournoi, Joseph Beti Assomo, le ministre chargé de la Défense, a décidé de renforcer le plan de sécurisation du CHAN 2021, adopté le 8 janvier.

Chars blindés, pick-up et armes lourdes

Sous la houlette d’un trio constitué du général de brigade aérienne Benoît Eba Eba, commandant de la deuxième région militaire interarmées, du général Elias Toungue, commandant de la deuxième région de gendarmerie, et du colonel Séverin Eyenga, commandant de la 21e brigade d’infanterie motorisée, basé à Buea (Sud-Ouest), les effectifs déployés sur le terrain ont été renforcés et répartis tout autour des villes hôtes, des hôtels et des stades.

Les troupes s’appuient sur un dispositif composé d’un char blindé et de pick-up équipés d’armes lourdes. Autour du stade de Limbé, cinq postes de contrôle ont été installés et la compagnie cynophile de la garde présidentielle a également été mise à disposition pour détecter les objets dangereux. Dans le département du Fako, le préfet a interdit jusqu’à nouvel ordre l’usage des motos-taxis, qui sont le moyen de transport privilégié des séparatistes.

L’engagement de Biya

Joseph Beti Assomo a directement informé Paul Biya de ces nouvelles dispositions. Le 15 janvier, le chef de l’État avait en effet garanti aux responsables de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (Fifa) que des mesures seraient prises pour assurer la réussite du tournoi.

Mais le pari n’est pas encore pleinement tenu. Si aucun incident majeur n’est à déplorer jusqu’à présent, l’explosion d’une bombe artisanale le 26 janvier a fait trois blessés parmi des policiers en faction non loin du camp d’entraînement de l’équipe rwandaise. Après le premier tour, Limbé devrait accueillir un match des quarts de finale et l’une des deux demi-finales du tournoi.

 

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

3098_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte