Politique

[Série] Côte d’Ivoire : les visages du Nord

| Par - à Abidjan
Mis à jour le 29 janvier 2021 à 14h36
Photomontage : Jeune Afrique

© Photomontage : Jeune Afrique

Au cœur de la crise qui a déchiré la Côte d’Ivoire au début des années 2000, le Nord est en profonde mutation. L’on ne s’y sent plus politiquement marginalisé, mais les disparités économiques demeurent considérables. Les enjeux sécuritaires aussi.

Dix ans après la fin de la crise postélectorale, le nord de la Côte d’Ivoire est un territoire en pleine mutation. L’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, en 2011, y a fait disparaître le sentiment de marginalisation politique et, une décennie plus tard, le lien avec le chef de l’État ivoirien y est encore très fort : en octobre 2020, lors de la dernière élection présidentielle, il y a souvent recueilli plus de 90 % des suffrages.

Or, sécurité et politique

Alors qu’il entame son troisième – et théoriquement son dernier – mandat, la question de sa succession s’y pose déjà. C’est Amadou Gon Coulibaly qui avait été désigné pour être son dauphin. Mais l’ancien Premier ministre est décédé en juillet dernier. À Korhogo, ce fief sur lequel sa famille règne depuis des décennies, son départ a laissé un grand vide. Il a également réveillé les ambitions.

Délaissé pendant de nombreuses années, le Nord a changé de visage. Toutefois, les disparités économiques y sont encore considérables. C’est dans cette région que le taux de pauvreté est le plus important. Une situation qui poussent de nombreux jeunes à tenter leur chance dans l’orpaillage. Plus encore que dans le reste du pays, la fièvre de l’or bouleverse les équilibres d’une société conservatrice. Les flux de populations qu’elle draine et l’importante manne financière qu’elle représente sont autant de sources d’inquiétudes pour les autorités, déjà engagées depuis quelques années à la lutte contre le terrorisme.

Engagée depuis 2013 au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), la Côte d’Ivoire a perdu ses premiers militaires au Mali. Le 13 janvier, 4 soldats ont été tués après l’explosion d’une mine qui a soufflé leur véhicule. Six mois plus tôt un millier de kilomètres de là, une autre attaque jihadiste frappait pour la première fois le nord de la Côte d’Ivoire. Si elle est sans commune mesure avec ce que vivent ses voisins maliens et burkinabé, la menace pèse petit à petit sur le quotidien.

Jeune Afrique vous propose une série de quatre reportages pour comprendre les mutations du septentrion ivoirien.

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