Sécurité

Tunisie : des dizaines d’arrestations après des troubles nocturnes

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 17 janvier 2021 à 17h34
Des dizaines de jeunes ont été arrêtés après des troubles nocturnes à Tunis et dans d’autres villes du pays, les 16 et 17 janvier 2021.

Des dizaines de jeunes ont été arrêtés après des troubles nocturnes à Tunis et dans d'autres villes du pays, les 16 et 17 janvier 2021. © Hedi Sfar/AP/SIPA

Des dizaines de jeunes ont été arrêtés après des troubles nocturnes à Tunis et dans d’autres villes du pays malgré un confinement général.

Ces troubles, dont les motifs exacts ne sont pas connus dans l’immédiat, interviennent dans un contexte d’instabilité politique et de problèmes socio-économiques en Tunisie, dix ans après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.

Bravant le couvre-feu, des dizaines de jeunes sont sortis ces deux dernières nuits dans la rue cassant des façades de commerces, des voitures, commettant des actes de pillage, et lançant des pierres contre la police, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Hayouni.

Des dizaines de jeunes, en majorité des mineurs âgés entre 14 et 17 ans, ont été arrêtés, a ajouté Khaled Hayouni, en appelant les parents à surveiller leurs enfants.

Plusieurs villes touchées

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des jeunes dans plusieurs villes du pays brûlant des pneus, insultant la police, forçant des portes de commerces et volant des électroménagers.

Les violences ont eu lieu dans des quartiers populaires notamment à Tunis, Bizerte, Menzel Bourguiba (nord), Sousse (est), Nabeul (nord-ouest), Siliana (centre), selon Khaled Hayouni et des vidéos publiées sur internet par habitants.

Principalement sur les réseaux sociaux, certains Tunisiens ont attribué ces violences à l’échec de la classe politique à améliorer la situation, d’autres ont appelé à trouver « les parties derrière » ces troubles en les accusant de vouloir « créer le chaos ». Aucun slogan revendicatif n’a été enregistré durant ces troubles, selon le ministère de l’Intérieur.

Remaniement ministériel

En vigueur depuis jeudi pour tenter de limiter la propagation du nouveau coronavirus, le confinement doit être levé dimanche en Tunisie. En revanche, le couvre-feu nocturne imposé depuis octobre reste en vigueur.

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l’urgence sociale s’accentue avec la pandémie de coronavirus, qui s’ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.

Samedi, le Premier ministre Hichem Mechichi a procédé à un vaste remaniement ministériel, avec l’objectif de faire un travail « plus efficace ». Le gouvernement remanié doit être approuvé par le Parlement.

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