Agroalimentaire

Blé : bataille entre Paris et Moscou pour le marché algérien

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 17 mai 2021 à 17h44
L’Algérie est le deuxième importateur de blé du continent, le cinquième mondial. Ici, près de Constantine, dans l’est algérien.

L'Algérie est le deuxième importateur de blé du continent, le cinquième mondial. Ici, près de Constantine, dans l'est algérien. © OMAR SEFOUANE

La volonté de l’Algérie de diversifier son approvisionnement en blé donne lieu à une concurrence entre la France et la Russie. Une stratégie qui comporte des risques, souligne l’analyste Sébastien Abis.

Ni le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ni son pays n’avaient besoin de cela. Dans un contexte de crise économique et de transition politique tendue, voici que l’Algérie est secouée par un scandale d’importation de blé avarié, sujet lié à la sécurité alimentaire donc hautement sensible.

L’affaire a éclaté en novembre 2020 avec la découverte au port d’Alger de 30 000 tonnes de blé tendre venant de Lituanie déclarées impropres à la consommation.

Après le limogeage d’Abderrahmane Bouchahda, le directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), organisme public qui importe le blé consommé dans le pays, le président Tebboune a ordonné début janvier l’ouverture d’une enquête et chargé le ministère des Finances de réaliser un audit de l’OAIC.

Un dossier pris très au sérieux

Même s’il s’agit d’une cargaison très modeste – le pays a importé environ 8 millions de tonnes de blé par an sur les cinq dernières années – le dossier est pris très au sérieux.

Et pour cause, le blé, très consommé en Algérie et subventionné pour assurer le maintien d’un prix abordable des produits transformés (farine, pain, pâtes), est une denrée stratégique.

L’Algérie est le cinquième importateur mondial de blé

Malgré les efforts pour développer la production nationale (autour de 4 millions de tonnes par an), l’Algérie doit massivement recourir aux importations pour satisfaire une consommation qui ne cesse de croître (environ 12 millions de tonnes annuelles).

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 9,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3102p001_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer