Politique

Frontière Bénin-Nigeria : Aurélien Agbénonci tape du poing sur la table 

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Aurélien Agbénonci est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération depuis le 6 avril 2016.

Aurélien Agbénonci est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération depuis le 6 avril 2016. © EC_AHOUNOU/AID

Le ministre béninois des Affaires étrangères s’est plaint à son homologue nigérian du fait que les marchandises demeuraient bloquées à la frontière commune de leurs pays respectifs. Abuja avait pourtant annoncé sa réouverture il y a près d’un mois.

Pour le moment, aucune protestation officielle n’a été formulée. Mais, selon nos informations, Aurélien Agbénonci a profité de l’investiture du chef de l’État Nana Akufo-Addo, le 7 janvier à Accra, pour interpeller son homologue nigérian Geoffrey Onyeama. Le ministre des Affaires étrangères – accompagné par sa collègue Shadiya Alimatou Assouman (Commerce) représentait le président Patrice Talon qui, bien qu’officiellement annoncé, n’a pu se rendre à cet évènement, étant engagé dans la seconde phase de sa vaste tournée de « reddition des comptes ».

Promesse

À Agbénonci, qui lui réclamait des éclaircissements sur les conditions exactes et la date effective du retour des flux de marchandises à leurs frontières communes, Onyeama a assuré que les autorités nigérianes prévoyaient bel et bien une réouverture complète – sauf pour des marchandises spécifiques telles que le riz asiatique. Le Nigérian a promis au Béninois de saisir les autorités compétentes à Abuja, afin que cette mesure soit effective dans les plus brefs délais.

Si les autorités nigérianes ont annoncé la réouverture des frontières avec les quatre voisins de leur pays (le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun), dans les faits, seuls les piétons et véhicules légers peuvent en effet passer – légalement – la frontière entre le Bénin et le Nigeria. L’annonce de la fermeture, en août 2019, avait été très mal perçue par les autorités béninoises, qui n’avaient pas été consultées en amont. Cette fois encore, la réouverture a été décrétée sans concertation préalable, selon ces dernières.

Une réunion tripartite avait été programmée sur ce sujet, le 25 novembre dernier, entre les autorités nigérianes, béninoises et nigériennes, en marge de la 47e conférence des ministres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), à Niamey. Cette réunion, qui devait permettre de faire le point sur l’avancée des conditions préalables à la réouverture de ses frontières posées par Abuja, n’a finalement pas eu lieu.

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