Emploi & Formation

Universités privées : la potion amère du Bénin pour soigner sa matière grise

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Mis à jour le 08 février 2021 à 11h02
Sèdjro, un étudiant de l’université privée UATM Gasa-Formation, à Cotonou, en janvier 2021.

Sèdjro, un étudiant de l’université privée UATM Gasa-Formation, à Cotonou, en janvier 2021. © E.AHOUNOU/AID pour JA

Pour garantir la crédibilité des diplômes, l’État a pris en charge la validation des formations de l’enseignement supérieur privé. Une mesure prolongée de trois années en novembre dernier. 

Un an après son « drame », Sèdjro, 19 ans, reste toujours sonné, amer et furieux… Au titre de l’année académique 2019-2020, il a terminé sa licence à l’école supérieure de génie civil Verechaguine, un établissement privé ouvert depuis 1998 à Cotonou. Il a ensuite effectué un stage en entreprise avant de réussir sa soutenance de fin de cycle.

Mais, alors qu’il attendait de pouvoir s’inscrire en master au Centre polytechnique universitaire (CPU) de l’université publique d’Abomey-Calavi, son dossier d’inscription a été rejeté sous prétexte que son diplôme n’était pas reconnu par l’État.

« J’étais heurté d’apprendre que ma licence n’avait pas la même valeur que celle de mes camarades du CPU, se souvient-il. Pourtant, mon école et ma filière ont été autorisées par l’administration. Mieux, l’un des responsables du CPU enseigne dans mon école », se désole-t-il.

À l’instar de la plupart de ses camarades de Verechaguine, il a vigoureusement protesté contre cette « injustice flagrante créée par l’État dont le rôle est d’assurer un égal traitement à tous les citoyens », commente le père de Sèdjro, tout aussi amer. Mais en vain.

Pour poursuivre ses études en master, Sèdjro a été obligé de repasser l’examen de licence, cette fois sous la supervision des pouvoirs publics, début janvier.

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