Société

Coronavirus : l’Égypte autorise le vaccin chinois de Sinopharm

L’Égypte a autorisé l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 développé par le laboratoire chinois Sinopharm, a annoncé la ministre égyptienne de la Santé et de la Population, Hala Zayed.

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Mis à jour le 3 janvier 2021 à 11:00

Une professionnelle de santé, en Égypte, effectue des tests de dépistage du coronavirus, au Caire, le 17 juin 2020. © Nariman El-Mofty/AP/SIPA

« L’autorité égyptienne des médicaments a approuvé samedi le vaccin chinois Sinopharm », a annoncé le soir même Hala Zayed sur la chaîne MBC Masr. Après un premier lot de vaccins, comprenant 50 000 doses et livré en décembre, l’Égypte doit recevoir un deuxième lot de la même quantité « la deuxième ou troisième semaine de janvier ». « Et dès qu’il arrive nous allons commencer la vaccination », a indiqué la ministre.

Le ministère avait annoncé que les premiers bénéficiaires seraient les membres des équipes médicales. Au total, selon Hala Zayed, l’Égypte envisage d’acheter 40 millions de doses du vaccin de Sinopharm. Le laboratoire chinois avait annoncé mercredi que son vaccin, qui doit être diffusé en Chine et dans d’autres pays, est efficace à 79%. Ce chiffre est inférieur à celui du vaccin américano-allemand Pfizer/BioNTech (95%) et à celui de la société de biotechnologie américaine Moderna (94,1%). Le britannique AstraZeneca, associé à l’Université d’Oxford, a pour sa part revendiqué un taux d’efficacité de 70%, mais qui pourrait atteindre 100% avec deux doses.

Augmentation des contaminations

Hala Zayed a par ailleurs annoncé qu’un premier lot de vaccins d’AstraZeneca devait arriver « au cours de la troisième ou quatrième semaine de janvier » et qu’un contrat avec la firme britannique est « en cours de finalisation ». En outre, des « négociations sont en cours avec Pfizer », a-t-elle ajouté.

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L’Égypte a enregistré plus de 140 000 cas de Covid-19, dont près de 7 800 morts. Après une brève accalmie, les contaminations ont drastiquement augmenté au cours de l’automne, passant d’une centaine de nouveaux cas enregistrés par jour en octobre à environ 1 400 nouveaux cas quotidiens aujourd’hui.

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