Sécurité

Maroc : la DGSN dresse son bilan d’une année marquée par le Covid-19

| Par
Mis à jour le 28 décembre 2020 à 10h47
Abdellatif Hammouchi, la main sur le képi, lors du défilé marquant le 60e anniversaire de la création de la police, à Kenitra.

Abdellatif Hammouchi, la main sur le képi, lors du défilé marquant le 60e anniversaire de la création de la police, à Kenitra. © DR

Lutte contre la criminalité, soutien social et sanitaire, gouvernance sécuritaire… La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) présente son bilan d’une année 2020 marquée par un contexte sanitaire exceptionnel.

Quel bilan faut-il tirer des activités de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) du Maroc en 2020 ? Dans son rapport annuel, le premier corps de la police nationale du royaume revient sur ses « efforts déployés pour assurer la sécurité des citoyens », la modernisation des services et des structures sécuritaires, la gestion des ressources humaines et financières dans les services publics de police, mais aussi ses projets pour l’année à venir.

Lutte contre la criminalité

Sans surprise, le Covid-19 aura eu des conséquences sur les activités de la DGSN lors de cette année 2020, marquée par un contexte sanitaire très particulier.

Dans le domaine de la lutte contre la criminalité et du renforcement du sentiment de sécurité, la DGSN d’Abdellatif Hammouchi a traité près de 851 000 affaires – dont 817 000 ont été résolues -, soit une augmentation d’environ 33 % par rapport à 2019. Selon le document que Jeune Afrique a pu consulter, cette hausse s’explique principalement par la multiplication du nombre d’infractions et de crimes liés aux violations de l’état d’urgence sanitaire instauré le 20 mars (diffusion de fausses informations, commercialisation illégale de faux masques et de désinfectants, violation des mesures de confinement…). À cet égard, plus de 150 barrages de police ont été instaurés sur différents axes routiers et quelque 15 600 agents ont été mobilisés 24 heures sur 24 et sept jours sur sept à travers le royaume.

Parallèlement à cette augmentation liée au contexte sanitaire, le bilan de la DGSN fait état d’une nette diminution de la courbe de la criminalité en ce qui concerne les atteintes aux biens (-30 %), aux personnes (-4,7 %) et des affaires financières (-22 %).

En raison des mesures mises en place pour endiguer la propagation du Covid-19, une baisse significative des indicateurs de saisies de drogue dure a été constatée. Les quantités de cocaïne saisies cette année ont par exemple atteint 132 kg, soit 75 % de moins par rapport à l’année précédente.

Conséquence des dispositifs de sécurité instaurés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, l’année 2020 s’est également caractérisée par une baisse significative des divers indicateurs de la sécurité routière (-18 % d’accidents physiques de la circulation par rapport à 2019).

Nouvelles structures et recrutement

Dans le domaine du renforcement des structures territoriales de la police de proximité et de la poursuite de la généralisation de la couverture sécuritaire dans les nouveaux pôles urbains, la DGSN a créé 14 nouvelles structures de sécurité. Parmi elles, le quatrième district de police « Salé Al-Madina », un commissariat de circonscription de police à Imouzzer Kandar, ou encore deux arrondissements de police à Meknès et à Souk Larbaa du Gharb. Les travaux de construction du nouveau siège de la DGSN, à Hay Riad à Rabat, se sont également poursuivis.

Quant à la gestion de la vie professionnelle des 74 500 agents de la sûreté nationale, cette année a été marquée par la « révision du processus de recrutement et de formation, conformément aux mesures préventives imposées par la pandémie de la Covid-19 ». Ainsi, six concours externes pour le recrutement de près de 8 000 fonctionnaires de police, dont les candidatures doivent être déposées en ligne via un portail électronique, ont été annoncés.

Efforts de solidarité nationale

En vue de « contribuer aux efforts de solidarité nationale » pour lutter contre le Covid-19, la DGSN et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) ont par ailleurs apporté une contribution de 40 millions de dirhams (environ 3,6 millions d’euros) au Fonds spécial de lutte contre le Covid-19. La Fondation Mohammed VI a également apporté des aides directes, dont des subventions financières ou en nature, à 400 policiers retraités et 2 600 veuves de fonctionnaires de la sûreté nationale.

La Direction assure que de nombreux projets verront le jour en 2021 et auront « un impact positif sur la sécurité publique ».

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA309_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte