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Pourquoi Renault Maroc garde espoir pour 2021

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Renault entend construire des Dacia Dokker au Maroc.

Renault entend construire des Dacia Dokker au Maroc. © Renault.fr

Le constructeur français espère un coup de boost pour ses usines marocaines grâce à la remise au goût du jour de deux de ses anciens succès commerciaux et au renforcement de son intégration locale.

Après une année 2020 marquée par une grande volatilité des commandes et de la production, les dirigeants de Renault Maroc espèrent un meilleur exercice en 2021.

Le constructeur français a ainsi confié à son usine de Tanger la production de deux modèles emblématiques du groupe revisités par les designers de la marque : le nouvel « Express Van » et le nouvel « Express ». Pour rappel, le premier Renault Express avait été vendu à plus de 1,7 million d’exemplaires entre 1985 et 2000. Un succès que Marc Nassif, DG de Renault Maroc, espère renouveler.

Si l’Express Van sera commercialisé en Europe, premier marché à l’export de l’industrie automobile marocaine, l’autre est destiné aux autres marchés du constructeur.

Objectif 440 000 véhicules

À Tanger, le groupe va aussi continuer à produire la Dacia Dokker et la Dacia Lodgy, tandis que les modèles « Sandero », « Sandero Stepway » et Logan sortiront toujours du site industriel de la Somaca, à Casablanca.

Le constructeur espère atteindre le plein régime en 2021 et pouvoir sortir 440 000 véhicules de ses lignes (340 000 à Tanger et 100 000 à Casablanca) – un cap déjà fixé pour 2020, mais qui n’a pas pu être atteint.

« Notre reprise progressive, depuis le 6 mai dernier, a permis d’assurer les livraisons de commandes passées parfois avant le confinement. La tendance de juillet et août a montré une amélioration des indicateurs sur nos marchés internationaux et l’export a repris quasiment au même niveau que durant les mois de juillet et août 2019 », assure le management de Renault Maroc, selon lequel la deuxième vague de confinements en Europe a cependant accru la volatilité de ces marchés.

Selon les statistiques de l’Office des changes, entre janvier et octobre 2020, les exportations du secteur automobile ont atteint 66,8 milliards de dirhams (6 milliards d’euros), soit un recul de 13,5 % et une baisse de 9 milliards de dirhams sur un an. Renault, qui exporte depuis le Maroc vers 74 destinations, a accusé le recul important des ventes notamment en Europe (-25,3 %).

Un système industriel flexible

Sur le marché local, malgré un net repli, la marque au losange conserve sa position de leader. En incluant les modèles Dacia, Renault enregistre une part de marché de 41,2 %, contre 44 % pour 2019.

« Aujourd’hui, nos deux usines tournent partiellement avec un calendrier de travail adapté à la demande internationale et nationale. Nous avons l’avantage de disposer d’un système industriel flexible pour répondre aux variations du marché. À ce stade, notre objectif principal est de réussir la phase d’industrialisation des deux nouveaux modèles », poursuivent les dirigeants de la marque française au Maroc.

Ces nouveaux produits doivent aussi permettre à Renault d’accroître ses achats auprès de ses fournisseurs installés au Maroc. Les accords signés avec le royaume stipulent que 2 milliards d’euros d’achats doivent se faire sur le territoire marocain d’ici 2023, pour un taux d’intégration locale pouvant atteindre 65 %.

Le constructeur compte environ 76 fournisseurs locaux aujourd’hui, contre 26 en 2016. Ils devraient être plus de 225 à l’horizon 2023, selon Marc Nassif et ses équipes, qui comptent sur cette amélioration de l’intégration pour contrer les difficultés d’approvisionnement qui ont affecté la production de Renault au Maroc en 2020.

 

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