Politique

Libye : la LIA obtient une victoire à Londres, mais pas le dégel de ses avoirs

Réservé aux abonnés | | Par
Ali Mahmoud Hassan© LIA/FACEBOOK

Ali Mahmoud Hassan© LIA/FACEBOOK © Ali Mahmoud Hassan © LIA/FACEBOOK

Face à la justice britannique, le patron de la Libyan Investment Authority à Tripoli, Ali Mahmoud Hassan, a récupéré la gestion des procès du fonds souverain. Mais il continue à batailler pour ses avoirs.

Le 18 décembre, la rumeur avait pris comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, reprises par des médias libyens : la Libyan Investment Authority (LIA) aurait obtenu le dégel de ses avoirs à la suite d’une décision de la justice britannique.

Le fonds souverain libyen a certes décroché une victoire devant le tribunal de commerce de Londres, mais les avoirs restent bel et bien gelés. Cette campagne de désinformation a été orchestrée, selon nos sources, par les réseaux des Frères musulmans.

Pour le moment, le tribunal a accepté le 18 décembre la levée du receivership. Ce comité de gestion indépendant piloté par le cabinet d’audit BDO avait été mis en place en 2015 par la justice britannique afin de gérer les procès de la LIA à Londres, puisque le fonds était scindée en deux directions rivales, répondant aux autorités de l’Ouest et de l’Est du pays.

Ali Mahmoud Hassan en campagne

Mais Ali Mahmoud Hassan, le patron de la LIA à Tripoli, avait obtenu en mars la reconnaissance du tribunal du commerce de Londres face à ses opposants, son précédecesseur, Abdulmagid Breish, et Mohamed Hussein Mohamed, désigné président du fonds par les autorité de Tobrouk.

Le patron du fonds souverain fait valoir les avancées de son opération de transparence

Félicitant la décision de levée du receivership, Ali Mahmoud Hassan fait feu de tout bois afin d’obtenir la levée du gel des avoirs libyens. Il en avait été question lors d’un entretien le 17 décembre avec Stephanie Williams, la chef de la mission onusienne en Libye (UNSMIL) – depuis remplacée par Nickolay Mladenovet Jurgen Schulz, le président du comité de sanctions du Conseil de sécurité. Ali Mahmoud Hassan en avait profité pour souligner que la LIA aurait obtenu 4,1 milliards de dollars de plus si elle n’avait pas été soumise aux sanctions de l’ONU.

Désireux de donner des gages, Ali Mahmoud Hassan avait également fait valoir les avancées de son opération de transparence de la LIA, demandée par l’UNSMIL et la communauté internationale. le patron du fonds souverain avait ainsi mandaté en juin le géant EY pour réaliser l’audit de ses comptes et fait appel au cabinet Deloitte et à la firme britannique Oliver Wyman afin d’évaluer ses actifs.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA309_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte