Politique

RDC : la cellule de crise de Joseph Kabila pour contrer Félix Tshisekedi

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Joseph Kabila à Kinshasa, en décembre 2018

Joseph Kabila à Kinshasa, en décembre 2018 © Luis TATO / AFP

Dans l’espace grand Katanga depuis le 11 décembre, Joseph Kabila a mis sur pied un comité de crise pour répondre aux difficultés du Front commun pour le Congo face à l’offensive politique de Félix Tshisekedi, qui tente de constituer une nouvelle majorité.  

Ministres, députés, hauts responsables… Confronté à la défection de nombreux membres de sa plateforme politique, le Front commun pour le Congo (FCC), qui ont annoncé leur ralliement à « l’Union sacrée » de son ancien partenaire de coalition, Félix Tshisekedi, Joseph Kabila élabore une stratégie pour contrer la nouvelle majorité que le chef de l’État tente de constituer.

Parti le 11 décembre décembre pour Kolwezi, dans la province du Lualaba, l’ancien président séjourne, depuis le 18, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Selon nos informations, il a été rejoint le 21 décembre par certains de ses ténors, qui composent un comité de crise mis discrètement en place il y a dix jours.

Nombreux fidèles

Cette cellule planche sur des solutions pour sortir de la profonde crise interne que traverse le FCC, et qui a été accentuée par la destitution, le 10 décembre, de Jeanine Mabunda de la présidence de l’Assemblée nationale, où la plateforme est pourtant majoritaire.

Joseph Kabila a placé à la tête de ce comité son très proche collaborateur Raymond Tshibanda, qui fut aussi son ministre des Affaires étrangères. De nombreux fidèles de l’ancien président travaillent également à ses côtés : la députée et ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa, le président du groupe parlementaire du Parti pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, de Kabila), Didier Manara, les députés Félix Kabange Numbi et Didace Pembe et enfin, Liliane Mpande, la secrétaire nationale du PPRD.

Cette délégation a rejoint d’autres collaborateurs de Kabila, avec qui l’ex-président a entamé sa « tournée » dans l’espace grand Katanga, à savoir Antoine Boyamba, ancien vice-ministre des Congolais à l’étranger, Barbara Nzimbi, sa nouvelle conseillère en communication, Kikaya Bin Karubi, son conseiller diplomatique, et Lubunga Byaombe son « chargé des missions ».

Des cadres pointés du doigt

Plusieurs cadres du FCC ont appelé à une réorganisation de son équipe dirigeante et pointé du doigt la responsabilité de certains autres hauts responsables dans la crise actuelle, à commencer par Néhémie Mwilanya Wilondja, l’actuel coordonnateur de la plateforme, mais aussi d’autres caciques à l’instar de Emmanuel Ramazani Shadary, Aubin Minaku, Evariste Boshab et de Azarias Ruberwa.

Toujours selon nos informations, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi ont maintenu des canaux de communication très restreints, malgré le divorce consommé au sein de leur coalition FCC-Cach.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3102p001_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer