Politique

Côte d’Ivoire : Maurice Kakou Guikahué évacué à Paris

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 20 décembre 2020 à 16h40
Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), en 2015.

Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), en 2015. © ISSOUF SANOGO/AFP

Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été évacué vers Paris dans la nuit de samedi à dimanche pour raison médicale, selon un responsable du parti et un proche.

Poursuivi par la justice ivoirienne pour « complot contre l’autorité de l’État » et emprisonné depuis début novembre après la tentative de l’opposition de proclamer un régime de transition à la suite de l’élection présidentielle, Maurice Kakou Guikahué, 69 ans, avait été transféré le 11 décembre dans un hôpital d’Abidjan après un malaise cardiaque.

« Il a été évacué dans la nuit vers Paris par le vol Air France pour faire des analyses », a déclaré le directeur administratif du PDCI Djedri N’Goran, précisant que sa vie n’était pas en danger. L’information a été confirmée par le conseiller en communication de Maurice Kakou Guikahué, Guy Tressia, mais selon lui il s’agit d’une « évacuation d’urgence pour des soins intensifs ».

Une source proche de la présidence ivoirienne a confirmé l’évacuation vers Paris du secrétaire exécutif du PDCI pour « un contrôle en raison de ses problèmes cardiaques, pris en charge par la présidence ».

Pourparlers

Cardiologue de profession, ancien ministre de la Santé dans les années 1990, Maurice Kakou Guikahué est le bras droit de l’ex-président Henri Konan Bédié, chef du PDCI et leader de l’opposition ivoirienne.

L’opposition ne reconnaît toujours pas la réélection du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé lors de la présidentielle du 31 octobre, qu’elle a boycottée, appelant à la « désobéissance civile ».

Plusieurs responsables de l’opposition ont été arrêtés et incarcérés début novembre, après avoir proclamé un « Conseil national de transition » censé se substituer au pouvoir de Ouattara. Ils sont poursuivis par la justice pour « complot contre l’autorité de l’État », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme », dans le cadre des violences électorales qui ont fait 85 morts et un demi-millier de blessés entre août et novembre.

L’opposition exige l’arrêt des poursuites et leur libération, comme préalable à tout pourparlers. Après une rencontre entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le 11 novembre, qui a fait partiellement retomber la tension, les négociations pour décrisper la situation politique se poursuivent entre le pouvoir et l’opposition, en vue des élections législatives prévues au premier trimestre 2021. Le Premier ministre Hamed Bakayoko a invité l’opposition et la société civile à une rencontre lundi.

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