Politique

RDC : Félix Tshisekedi s’adressera lundi au Parlement

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 14 décembre 2020 à 12h07
Le président congolais Félix Tshisekedi, le 15 novembre 2019 à Berlin.

Le président congolais Félix Tshisekedi, le 15 novembre 2019 à Berlin. © Michele Tantussi/Getty

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, va s’adresser lundi au Parlement réuni en Congrès, après avoir fragilisé la majorité parlementaire de son prédécesseur Joseph Kabila et rompu leur accord de coalition.

 L’Assemblée nationale a invité samedi les députés « à prendre part au Congrès du lundi 14 décembre à 11h00 » pour « l’audition du président de la République sur l’état de la Nation », un rendez-vous annuel prévu par la Constitution.

Dimanche dernier, le président Tshisekedi a annoncé la fin de la coalition au pouvoir qu’il formait depuis janvier 2019 avec son prédécesseur Joseph Kabila, jusqu’à présent majoritaire à l’Assemblée et au Sénat. Le chef de l’État avait ajouté qu’il souhaitait trouver une nouvelle majorité d’ »Union sacrée » à l’Assemblée pour réformer le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne. Jeudi, la présidente pro-Kabila de l’Assemblée, Jeanine Mabunda, a été destituée par une majorité de 281 députés sur 500 au total.

« J’ai rencontré aujourd’hui le Chef de l’État (…) pour lui faire part du soutien de l’Union européenne à l’ambitieux programme de réformes qu’il a annoncé », a indiqué l’ambassadeur de l’UE, Jean-Marc Châtaigner. Vendredi, l’UE a aussi décidé qu’elle prolongeait d’un an jusqu’en décembre 2021 des sanctions contre 11 personnalités congolaises, pour entrave au processus électoral en 2016, sur la fin du régime Kabila (janvier 2001-janvier 2019).

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de la paix, Jean-Pierre Lacroix, se rendra en RDC de lundi à vendredi, a indiqué un porte-parole de l’ONU à New York. Outre des discussions avec des responsables politiques et de la société civile, il se rendra en Ituri et au Nord-Kivu (Est), en proie à des violences récurrentes.

Le Conseil de sécurité doit se prononcer d’ici le 20 décembre sur l’avenir de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui tente de stabiliser le géant d’Afrique depuis plus de 20 ans. 

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