Politique

RDC : Félix Tshisekedi demande la démission du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Sylvestre Ilunga Ilunkamba, avec le président Félix Tshisekedi, le 20 mai 2019.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, avec le président Félix Tshisekedi, le 20 mai 2019. © Présidence RDC

Au lendemain de son discours actant la fin de la coalition entre le FCC et le Cach, le président congolais a convoqué le chef de son gouvernement. Voici pourquoi.

Ce 7 décembre, Félix Tshisekedi a convoqué à la Cité de l’Union africaine le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, issu de la majorité parlementaire du Front commun pour le Congo (FCC), dirigé par Joseph Kabila. Selon nos sources dans le premier cercle de Félix Tshisekedi, le chef de l’État a demandé la démission du chef du gouvernement qui avait été nommé le 20 mai 2019.

La mission de l’informateur

La veille, Tshisekedi avait dénoncé le fait que « le gouvernement de coalition institué au lendemain de l’alternance politique intervenue en janvier 2019 n’a pas permis de mettre en œuvre le programme pour lequel [il a été] porté à la magistrature suprême et que, d’autre part, il n’a pas été capable de répondre aux attentes et aux aspirations de notre peuple. »

Selon l’entourage du président, ce dernier « sait déjà que le Premier ministre ne va pas accepter de démissionner, mais l’informateur qui s’apprête à être nommé va régler la question ».

Cohabitation

La confiance entre Félix Tshisekedi et Sylvestre Ilunga Ilunkamba s’est rompue après la promulgation en juillet dernier des ordonnances portant sur des remaniements au sein de l’armée et de la magistrature. Ces nominations avaient été entérinées sans le contreseing du Premier ministre, alors en déplacement à Lubumbashi, mais avec l’aval du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Gilbert Kankonde, un proche de Tshisekedi.

Son refus de participer à la prestation de serment des trois nouveaux juges de la Cour constitutionnelle a par ailleurs été considéré comme un « acte de rébellion », assure-t-on dans l’entourage de Tshisekedi, tout en accusant Sylvestre Ilunga Ilunkamba de « répondre aux ordres » des chefs du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation de Joseph Kabila.

Il s’agit d’un pas de plus vers la rupture entre l’ancien président et son successeur Félix Tshisekedi, liés par un partenariat politique au sein de la coalition FCC-Cach (Cap pour le changement), créée après les élections de décembre 2018. Le FCC a déclaré ce 7 décembre « prendre acte » de la fin de cette alliance et se dit prêt à passer en cohabitation.

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