Sécurité

Somalie : Trump ordonne le retrait de la « majorité » des troupes américaines

| Par AFP
Le président américain Donald Trump lors d’un déjeuner avec des dirigeants africains à New York, le 20 septembre 2017.

Le président américain Donald Trump lors d'un déjeuner avec des dirigeants africains à New York, le 20 septembre 2017. © Evan Vucci/AP/SIPA

Le président sortant des États-Unis Donald Trump a ordonné le retrait de la « majorité » des troupes américaines de Somalie « d’ici début 2021 », c’est-à-dire juste avant son propre départ du pouvoir, a annoncé vendredi le Pentagone.

« Une partie des forces pourront être redéployées en dehors de l’Afrique de l’Est. Toutefois, le reste des forces seront repositionnées de Somalie vers les pays voisins afin de permettre des opérations transfrontalières par les États-Unis et les forces partenaires, pour maintenir la pression sur les organisations extrémistes violentes », a déclaré le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

Quelque 700 soldats des forces spéciales américaines forment et conseillent l’armée somalienne dans ce pays de la Corne de l’Afrique face aux jihadistes shebab, affiliés à Al-Qaïda.

« Les États-Unis ne se retirent pas d’Afrique »

« Les États-Unis ne se retirent pas ni se désengagent d’Afrique », a assuré le Pentagone. « Nous continuerons d’affaiblir les organisations extrémistes violentes susceptibles de menacer notre territoire », a-t-il ajouté, promettant de « conserver la capacité de mener des opérations contreterroristes ciblées en Somalie ». Washington s’engage aussi à poursuivre ses activités de renseignement sur place.

Ces annonces répondent au souhait de Donald Trump de désengager l’US Army de ses principaux théâtres d’opérations extérieures et de « mettre fin aux guerres sans fin » de l’Amérique, à l’unisson avec une bonne partie de l’opinion. Depuis la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle de novembre, le milliardaire républicain, bien qu’il n’ait toujours pas admis sa défaite, tente d’accélérer le retrait de plusieurs pays, notamment d’Afghanistan et d’Irak, avant la passation du pouvoir du 20 janvier.

Les shebab restent une menace importante en Somalie et dans la région, comme l’a encore affirmé l’inspecteur général du Pentagone dans un très récent rapport. Le groupe « continue à s’adapter, à résister, et reste capable d’attaquer les intérêts occidentaux et leurs partenaires en Somalie et en Afrique de l’Est », a-t-il noté.

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