Politique

Mali : la nouvelle vie d’Ibrahim Boubacar Keïta, en forme mais en résidence surveillée

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
L’ex-président malien, Ibrahim Boubacar Keïta – ici en juin 2020 en Mauritanie, est rentré à Bamako le 21 octobre 2020 après près de deux mois aux Émirats arabes unis.

L’ex-président malien, Ibrahim Boubacar Keïta – ici en juin 2020 en Mauritanie, est rentré à Bamako le 21 octobre 2020 après près de deux mois aux Émirats arabes unis. © Ludovic Marin /Pool via REUTERS

De retour à Bamako depuis le 21 octobre, Ibrahim Boubacar Keïta a une nouvelle fois été placé en résidence surveillée. Jeune Afrique dévoile les conditions de cette nouvelle vie sous contraintes.

Après un séjour d’un mois et demi à Abu Dhabi pour raisons de santé, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a retrouvé, le 21 octobre, Bamako et sa résidence personnelle du quartier de Sébénikoro. Selon nos informations, il y vit sous l’étroite surveillance des hommes de la garde présidentielle, dirigée par le colonel Élisée Jean Dao, proche d’Assimi Goïta, le vice-président de la transition malienne.

Contrairement à ce qu’a affirmé récemment le Premier ministre de transition, Moctar Ouane, l’ancien chef de l’État a été placé de facto en résidence surveillée. IBK, qui ne peut pas quitter son domicile, vit au côté de son épouse, Aminata Maïga. Il est en bonne santé et se dit en forme, requinqué par son séjour à l’Emirates Palace d’Abu Dhabi.

Bouba Keïta également en résidence surveillée

Privé de sorties mais pouvant recevoir des visites personnelles, il a pu conserver un téléphone, grâce auquel il peut communiquer avec l’extérieur. En revanche, il n’a pas été autorisé à sortir de sa résidence pour présenter ses condoléances aux familles des deux présidents disparus récemment, Amadou Toumani Touré et Moussa Traoré.

Âgé de 75 ans, IBK marche environ deux kilomètres par jour au cœur de la concession familiale de Sébénikoro, où se trouvent sa villa et celles de ses fils, Karim et Bouba.

Le premier est toujours en exil en Côte d’Ivoire et demeure silencieux, tout comme le général Moussa Diawara, ancien patron du renseignement malien, dont les nouvelles autorités ont perdu la trace. Quant à Bouba, le fils cadet de l’ancien président, il vit au côté de son père, dans la concession familiale.

Selon nos sources, il bénéficie lui aussi d’un téléphone – lequel lui avait initialement été confisqué – et peut recevoir des visites depuis peu. Tout déplacement lui est en revanche interdit. Il réclame aujourd’hui la fin de son placement en résidence surveillée ou, à défaut, le traitement de son dossier par la justice, si quelque chose devait lui être reproché.

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