Politique

Côte d’Ivoire : quand la crise politique s’exporte chez les francs-maçons 

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Hamed Bakayoko, en janvier 2020 à Abidjan.

Hamed Bakayoko, en janvier 2020 à Abidjan. © Luc Gnago/REUTERS

En coulisses, les tensions montent au sein de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), dont le grand maître est Hamed Bakayoko. En voici les raisons.

Plusieurs francs-maçons au sein de la GLCI, la principale obédience maçonnique forte de 40 loges et d’environ 2 000 membres, reprochent à leur grand maître Hamed Bakayoko (le Premier ministre et ministre de la Défense de Côte d’Ivoire) de ne pas soutenir, au nom de la fraternité, les cadres de l’opposition – notamment ceux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI).

Limogés

Des « frères de lumière » qui ont préféré ne pas rejoindre les rangs de la formation présidentielle – le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dont Bakayoko est l’un des vice-présidents – ont été limogés.

Certains ont d’ailleurs été emprisonnés, à l’instar de Georges Philippe Ezaley, interpellé le 3 novembre à la résidence de Cocody-Ambassades de l’ex-chef de l’État Henri Konan Bédié.

Ezaley fait partie des pontes de la GLCI. Il portait le glaive d’apparat, un symbole puissant dans la franc-maçonnerie, lors des travaux dans le temple national de Marcory Zone 4, situé dans le sud d’Abidjan. Certains « frères » menacent de boycotter la cérémonie d’intronisation de leur grand maître pour un deuxième mandat, prévue avant la fin de l’année à Abidjan.

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