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Cet article est issu du dossier «Présidentielle et législatives au Burkina Faso : les enjeux du double scrutin»

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Politique

Présidentielle au Burkina Faso : Blaise Compaoré, toujours présent

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L’ancien président Blaise Compaoré vit en exil à Abidjan depuis 2014.

L’ancien président Blaise Compaoré vit en exil à Abidjan depuis 2014. © Denis Allard/REA

C’est par une lettre, signée de sa main le 21 octobre, que Blaise Compaoré a enfin adoubé Eddie Komboïgo pour la présidentielle du 22 novembre. Alors que son retour est évoqué par ses partisans comme ses opposants, l’ancien président suit la campagne de très près.

Voilà plusieurs mois qu’Eddie Komboïgo attendait cette reconnaissance officielle. Désigné en mai par les hautes instances du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) pour briguer la magistrature suprême, son choix devait encore être entériné par Blaise Compaoré, président d’honneur de la formation. Pourquoi un tel délai ? « Il fallait laisser la quiétude revenir au sein du parti avant de formuler clairement son soutien, assure un cadre du CDP. Compaoré est aussi un stratège. Il a attendu le dernier moment, juste avant l’ouverture de la campagne électorale, pour donner un coup de boost à Komboïgo. »

Ramenée d’Abidjan par Sanné Mohamed Topan, ex-directeur de cabinet de Compaoré et actuel directeur de campagne de Komboïgo, cette missive clôt définitivement le débat sur le soutien de l’ancien homme fort de Ouagadougou au candidat de son parti dans la course au palais de Kosyam. Dans ce courrier daté du 21 octobre, l’ancien président appelle en effet à la mobilisation générale en faveur d’Eddie Komboïgo lors de la présidentielle du 22 novembre, et s’engage à « l’accompagner pour la victoire au soir du scrutin ».

Lutte fratricide

En 2019, le CDP avait été déchiré par une guerre interne pour son leadership. Celle lutte fratricide avait opposé Eddie Komboïgo et Kadré Désiré Ouédraogo. Une période houleuse comme en avait rarement connu l’ex-formation majoritaire, durant laquelle Blaise Compaoré avait fait figure d’arbitre suprême, et que les deux protagonistes avaient essayé de rallier à leur cause. Depuis Abidjan, où il recevait régulièrement des représentants des deux camps, il était resté silencieux mais avait suivi de près les turbulences au sein de son parti.

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