Politique

« Ingratitude » de Tshala Muana : une nuit dans les geôles de l’ANR pour avoir fâché Tshisekedi

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Mis à jour le 17 novembre 2020 à 15h47
La chanteuse congolaise Tshala Muana, quelques instants après sa remise en liberté après une nuit passée dans les locaux de l'ANR, le 17 novembre 2020.

La chanteuse congolaise Tshala Muana, quelques instants après sa remise en liberté après une nuit passée dans les locaux de l'ANR, le 17 novembre 2020. © Stanis Bujakera pour Jeune Afrique

Icône de la musique congolaise, Tshala Muana a été placée en garde à vue dans l’Agence nationale de renseignement. En cause, le titre « Ingratitude », qui semble avoir agacé le camp du président. Prudente, la chanteuse a fait amende honorable à sa sortie de détention.

Six minutes et dix-neuf secondes. C’est le temps que dure « Ingratitude », la dernière chanson d’Elisabeth Tshala Muana Muidikayi – surnommée Mamu nationale –, qui lui a valu de passer une nuit dans les geôles de la très redoutée Agence nationale de renseignement, d’où elle est ressortie libre ce mardi 17 novembre à la mi-journée.

Depuis dimanche, jour de sa sortie, « Ingratitude » tourne en boucle dans tout ce que Kinshasa compte de bars et maquis, voire dans certaines manifestations politiques. La vidéo du titre est aussi partagée massivement sur les réseaux sociaux. En lingala et en français, la chanteuse conte l’histoire de deux protagonistes dont le premier, « l’ingrat », trahit l’autre, son « bienfaiteur ».

Aucun nom n’est cité, mais il n’a pas fallu longtemps pour que beaucoup fassent le lien avec les tensions politiques entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila. D’autant que Tshala Muana est loin d’être une inconnue dans le monde politique congolais. Autrefois proche de feu Laurent-Désiré Kabila, elle a également été la présidente de la ligue des femmes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, de Joseph Kabila).

« Tu n’as pas gagné »

« Ingrat, ingrat, ingratitude / tu es de mauvaise foi / tu n’iras pas loin », chante Tshala Muana dès les première notes de ce morceau de rumba au rythme enlevé. « Je t’ai fait élever devant les hommes / tu es devenu un grand homme / et aujourd’hui, je suis devenu mauvais / et tu commences à chercher ma mort », continue la chanson. « Fais attention, tu es en train de dériver / tu n’as pas réussi aux examens / tu n’as pas gagné la compétition / le maître t’a élevé et tu es monté de grade / mais après tout, tu le rejettes. »

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