Politique

La dépouille de l’ex-président malien Amadou Toumani Touré arrivée à Bamako

| Par Jeune Afrique avec AFP
L'ancien président malien Amadou Toumani Touré, ici en 2012 lors d'une visite officielle en Inde, est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre 2020.

L'ancien président malien Amadou Toumani Touré, ici en 2012 lors d'une visite officielle en Inde, est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre 2020. © Pankaj Nangia/AP/SIPA

La dépouille de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré, décédé en Turquie à l’âge de 72 ans, a été rapatriée samedi. Le pays lui rendra hommage lors de funérailles nationales mardi.

L’avion présidentiel ramenant la dépouille d’Amadou Toumani Touré, qui a dirigé le Mali en 1991-1992 avant d’être élu président en 2002, a atterri vers 04H30 du matin (GMT et locales) à l’aéroport de Bamako.

« ATT » s’était rendu pour des soins en Turquie, où il est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre.

Hauts dignitaires et petite foule de proches

Huit officiers en grand uniforme ont porté son cercueil, recouvert d’un drapeau aux couleurs nationales, de la soute de l’avion à un corbillard blanc.

Puis le corbillard s’est rendu devant le hall des arrivées de l’aéroport, où attendaient de hauts dignitaires maliens et une petite foule de proches et partisans de l’ancien chef d’État.

Le vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, et d’autres personnalités politiques, dont le Premier ministre Moctar Ouane, se sont ensuite recueillis en silence quelques instants face au cercueil.

Hommage national

Les obsèques nationales d’Amadou Toumani Touré sont prévues mardi sur la place d’armes du Génie militaire à Bamako.

« Nous voulons que les obsèques nationales d’ATT se déroulent au stade du 26-Mars », d’une capacité de 60.000 places, « afin que tout le monde puisse y assister », a confié un proche de l’ex-président, Nouhoum Togo.

Amadou Toumani Touré reste aux yeux de nombreux Maliens le militaire qui a mis le pays sur la voie de la démocratie en 1992 après plus de 20 ans de dictature, au point de gagner le surnom de « soldat de la démocratie ». Mais sa présidence s’est achevée abruptement en 2012 par un putsch censé enrayer la déroute de l’armée face aux rebelles indépendantistes et jihadistes dans le Nord, mais qui l’a en fait précipitée. 

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