Présidentielle Côte d'Ivoire 2020

Umaro Sissoco Embaló : « Je ne m’ingère pas dans les affaires de la Côte d’Ivoire »

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Umaro Sissoco Embaló, à Paris, le 16 septembre 2020.

Umaro Sissoco Embaló, à Paris, le 16 septembre 2020. © Vincent Fournier pour JA

Le président Bissau-Guinéen, qui rentre d’un séjour auprès de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, s’est à plusieurs reprises exprimé contre les troisièmes mandats en Afrique de l’Ouest. Ce qui ne l’empêche pas d’être très prudent sur l’élection présidentielle ivoirienne et un peu moins sur la guinéenne.

Jeune Afrique : Vous étiez à Oyo le 1er  novembre, reçu par le Président Sassou Nguesso en compagnie de votre homologue de la RDC Félix Tshisekedi. De quoi avez-vous parlé ?

Umaro Sissoco Embaló : Je m’y suis rendu pour déposer une gerbe sur les tombes des parents et de la fille du Président Denis Sassou Nguesso. C’est une cérémonie qui a lieu chaque 1er novembre à Oyo. Puis nous avons dîné à trois et nous avons parlé de la situation dans nos pays respectifs. Rien de plus.

Avez-vous évoqué le cas de la Côte d’Ivoire et de son élection présidentielle contestée ?

Non. Absolument pas.

Quel commentaire faites-vous sur cette élection ?

Aucun. Je n’ai pas particulièrement suivi. Et je ne m’ingère pas dans les affaires de la Côte d’Ivoire. Le président Sassou Nguesso encore moins. Ce n’est pas son genre, c’est un sage.

Pourtant, vous connaissez bien Laurent Gbagbo et Guillaume Soro est votre ami…

C’est exact. Mais ces relations sont de longue date, bien avant que je sois élu président. Et elles ne signifient en rien que je me mêle de la politique ivoirienne.

Quels rapport entretenez-vous avec le président Alassane Ouattara ?

Des rapports cordiaux.

Ce qui n’est pas tout à fait le cas de ceux que vous avez avec le président guinéen Alpha Condé. Que pensez-vous de la réélection de celui-ci ?

Là encore, je n’ai pas de commentaire à faire. Je n’ai d’ailleurs pas eu d’a priori contre Alpha Condé, c’est lui qui en a eu contre moi. Il ne m’a pas félicité pour mon élection, donc je ne l’ai pas félicité pour la sienne.

Mais il vous faudra pourtant cohabiter…

Je le respecte en tant que chef d’État et il doit me respecter en retour. Sans plus.

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