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Politique

Régionales au Cameroun : les enjeux d’un scrutin joué d’avance

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 10 novembre 2020 à 15h30
Les élections régionales auront lieu le 6 décembre au Cameroun.

Les élections régionales auront lieu le 6 décembre au Cameroun. © MABOUP

La victoire annoncée du RDPC de Paul Biya aux régionales du 6 décembre prochain n’a pas empêché la campagne de jeter une lumière crue sur les luttes d’influences qui se jouent au sein du RDPC.

L’issue du scrutin était écrite avant même que la date n’en soit fixée. C’est un véritable boulevard qui s’ouvre pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parfois seul en lice, pour ces premières élections régionales de l’histoire du pays. Prévue par la Constitution de 1996, l’élection – au scrutin indirect – n’avait en effet jamais été organisée.

À l’issue du vote du 6 décembre, 90 conseillers régionaux, dont 20 représentants des chefferies traditionnelles, seront élus dans les 10 régions du pays. Fruit des engagements pris par le pouvoir à l’issue du dialogue politique de septembre et octobre 2019, organisé pour tenter de trouver une issue à l’interminable crise qui secoue la partie anglophone du pays, ces régionales se feront sans la majeure partie de l’opposition.

Quasiment pas d’opposition

L’Union nationale pour la démocratie et le progrès a bien déposé une liste dans l’Est, tout comme l’Union des populations du Cameroun dans la région du Littoral et l’Union démocratique du Cameroun dans l’Ouest. Cependant, les deux principales formations de l’opposition ne présentent aucun candidat.

Ayant déjà boycotté les élections locales de février 2020, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun n’avait en effet aucune chance de jouer un rôle dans ces scrutins indirects. Surtout, le parti de Maurice Kamto, engagé dans un bras de fer avec Paul Biya, considère que les conditions ne sont pas réunies pour des scrutins transparents et équitables.

Même analyse pour le Social Democratic Front (SDF), dont le nombre de conseillers municipaux a drastiquement diminué après les législatives et les municipales du 9 février 2020. Le parti de John Fru Ndi a jeté l’éponge après un âpre débat interne entre les tenants du boycott et les partisans des urnes.

Luttes internes

Les scrutins du 6 décembre ne sont pas pour autant dénués d’enjeux. La campagne a en effet mis au jour les dissensions internes au RDPC et les luttes d’influences ayant éclaté entre les partisans de Paul Biya. Querelles entre grands patrons dans le Littoral, tensions au Centre, où se concentrent les institutions du pouvoir, rivalités dans l’Est, où Chantal Biya tient les rênes depuis le palais d’Etoudi… Jeune Afrique vous propose une plongée dans le grand bain électoral camerounais, région par région.

 

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