Politique économique

[Série] Cotonou se réinvente : cinq projets qui changent la ville

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 13 novembre 2020 à 10h49
Asphaltage du boulevard de la Marina, à Cotonou,  en septembre 2020.

Asphaltage du boulevard de la Marina, à Cotonou, en septembre 2020. © Vincent Fournier pour JA

Nouveaux quartiers, modernisation des équipements et des services, sécurisation du front de mer… Nombre de chantiers ont profondément transformé Cotonou.

Placer Cotonou sur la carte des villes côtières d’Afrique de l’Ouest. Ou plutôt, lui redonner la place qu’elle mérite, à son échelle, sans rien renier de son identité, celle d’une ville d’eau avec l’océan d’un côté et la lagune de l’autre. Telle est l’ambition de la capitale économique du Bénin, porte d’entrée tout autant que vitrine du pays, qui entend bien se mesurer à ses voisines, de Lomé à Abidjan en passant par Accra.

Mais pour y parvenir, Cotonou doit rattraper son retard, en premier lieu dans le domaine des infrastructures. Et il y a fort à faire. Pour tenter d’y parvenir, une série de chantiers a été déployée dans le cadre du Plan d’actions du gouvernement.

Le premier front, sur lequel la bataille semble en passe d’être gagnée, est celui de l’érosion côtière. C’est Cotonou qui a inauguré le programme de protection du littoral contre l’érosion côtière, qui y a démarré sur les 15 km de son littoral est.

Axes multiples

Ses pourtours sécurisés, Cotonou peut donc changer de visage sans craindre les assauts des vagues. Partout, les chantiers se multiplient. Si le projet asphaltage, qui a débouché sur la réfection des principaux axes de la ville, a concentré l’attention, il n’est que l’un des axes de la rénovation urbaine en cours.

Moins spectaculaire, et pourtant tout autant cruciale pour la ville et ses habitants, la question de la gestion des déchets est, enfin, adressée. La toute jeune Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (SGDS-GN) a désormais pour mission d’en finir avec les décharges sauvages et de rationaliser la collecte dans une ville qui produit 450 000 tonnes de déchets par an.

Du retard à rattraper

Autre chantier invisible, mais ô combien stratégique : celui de la fibre optique. Dans une ville qui rêve de retrouver son statut de « Quartier Latin de l’Afrique de l’Ouest », le retard pris sur Lomé, Lagos ou Dakar est indéniable. À peine 3 500 foyers, entreprises et administrations profitent aujourd’hui du très haut débit. Objectif : 60 000 abonnés d’ici quatre à cinq ans.

Quel est le niveau d’avancement de ces projets ? Ont-ils réellement changé le visage de la ville ? Quelles sont les retombées attendues ? Jeune Afrique passe cinq de ses projets phares en revue.

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