Politique

Joe Biden élu président des États-Unis

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Mis à jour le 8 novembre 2020 à 17:34

Joe Biden, candidat démocrate à l’élection présidentielle de 2020, lors d’un meeting dans le Delaware, le 30 juin 2020. © Kevin Lamarque/REUTERS

Joe Biden a été élu samedi 7 novembre président des États-Unis, l’emportant face à Donald Trump, ont annoncé les médias américains.

Après quatre jours de suspense dans un pays à fleur de peau, l’ancien vice-président de Barack Obama a, selon les projections des chaînes CNN, NBC et CBS et de l’agence Associated Press, franchi le seuil « magique » de 270 grands électeurs. Il deviendra, le 20 janvier 2021, le 46e président des États-Unis.

Sa colistière, Kamala Harris, entrera dans l’Histoire en devenant la première femme noire à accéder à la vice-présidence.

Joe Biden a promis samedi d’être « le président de tous les Américains ». « Je suis honoré et empli d’humilité par la confiance que les Américains m’ont fait ainsi qu’à la vice-présidente élue » Kamala Harris, a-t-il déclaré dans un communiqué. « Il est temps de laisser derrière nous la colère et la rhétorique enflammée et nous rassembler en tant que nation », a-t-il ajouté.

Posture belliqueuse

Donald Trump, qui briguait un second mandat de quatre ans, n’a, à ce stade, pas reconnu sa défaite. Il a jusqu’ici adopté une posture très belliqueuse, promettant une véritable guérilla judiciaire.

À l’issue d’une campagne d’une agressivité inouïe, chamboulée par la pandémie de Covid-19, le tempétueux président de 74 ans a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton.

Vendredi, il a une nouvelle fois crié à la fraude, sans apporter d’élément concret. Ses avocats ont lancé de multiples actions judiciaires avec par exemple la menace de demander un recomptage dans le Wisconsin. Les démocrates estiment les plaintes sans fondement, mais ces recours pourraient retarder de plusieurs jours ou semaines l’homologation des résultats.

À la fois révélateur et amplificateur des profondes fractures des États-Unis, Donald Trump aura, pendant quatre ans, provocations et tweets à l’appui, brisé les codes et piétiné tous les usages.